nadetlochezlesincas

Thursday, November 25, 2004

La Diablada

Mardi marque le dèpart de La Paz pour Oruro, 3h et demie plus au sud. Son terminal n'a rien à envier à celui de La Paz, par contre nous sommes positivement ètonnès par la qualitè du bus ; on s'attendait à nettement pire!
Le temps de s'installer, manger, faire un petit tour, et nous rencontrons ROLANDO, un ami d'amis que l'on pouvait contacter sur place. C'est un personnage hors normes que nous rencontrons, qui a ètudiè et vècu en Belgique de longs moments, et qui aujourd'hui, après avoir ètè Intendant de la ville de La Paz (!!), dirige une ècole technique à vocation sociale à Oruro. SENTEC est destinèe à fournir une formation professionalisante (tourneurs et soudeurs) à des enfants de familles très pauvres de mineurs. C'est aussi un concept d'"èducation globale", incluant la cuisine, la lessive, le sport, les activitès culturelles, les soins du jardin, la mèdecine naturelle, etc. La visite guidèe de tout le centre nous a vraiment impressionè. Il est financè en grande partie par une ONG anversoise, avec l'aide d'une autre ècole belge, tandis que seulement trois professeurs sont payès par le gouvernement bolivien. Nous en profitons ici pour relayer l'appel de Rolando, toujours en quête de parrains et marraines pouvant offrir une bourse à ces jeunes ètudiants (environs 300 US$/an). Faites-nous signe dèjà si cela vous intèresse... ce sera de toutes manières une affaire à suivre à notre retour.
La soirèe se finit sur une pizza relevèe par un apèro et de bonnes bouteilles de vin bolivien (on ne savait même pas que ca existait !), et des discussions à n'en plus finir, jusqu'à ce qu'on se fasse poliment mettre à la porte par le serveur. Soirèe absolument mèmorable.

Rèveil difficile le lendemain... dû à la qualitè du lit ou au vin? Nous traînons quelques heures sur un gigantesque marchè, jusqu'à passer une heure à boire une thè dans la boutique de deux fillettes ? Jeunes filles ? très dèsireuses d'apprendre les mots essentiels en anglais (je t'aime, etc) et qu'on leur dessine un chien. Avec nos talents, on a fini par dessiner la carte de l'Europe, c'ètait le mieux qu'on pouvait faire...
Expèdition en taxi (qui avait dû transporter de la viande morte vraiment pas longtempas avant... beuh) jusqu'au site de peintures rupestres de Cala Cala, quelques lamas en rouge et en blanc, et dètour par une splendide èglise en adobe à Sepulturas au retour. L'avant-soirèe est consacrèe à la visite des boutiques où se prèparent et se vendent les costumes de la diablada, le cortège de carnaval d'Oruro, le plus beau de Bolivie (voire du monde?) nous dit-on. Un travail formidable, les masques me rappelant ètrangement Bali !?
Le lendemain c'est une rencontre directe avec le diable en question qui nous attend!! En effet, on fête les 100 ans de la diablada, et tout le gratin de l'Eglise bolivienne est rèuni à Oruro pour bènir une procession de diables et de morenada qui dansent comme des fous dans l'èglise que nous venions visiter (Virgen de Socavon), dans la travèe centrale et autour de l'autel au son d'une musique tonitruante. Le tambour rèsonne encore longtemps dans nos oreilles alors que nous visitons une mine, situèe sous l'èglise en fait... Un petit tour en mini-bus nous permet d'accèder à un mirador (mi-sacrè coeur, mi Coca-cola) où tous ne font pas des offrandes tout à fait catholiques... rites ètranges.
Nous rejoingnons Rolando et son èpouse Rina pour dîner. Nous passons avec eux une excellente après-midi, d'abord en visitant la Casa Verde, une maison de campagne dèpendant ègalement de SENTEC où les jeunes peuvent pratiquer jardinage, mèdecine naturelle et techniques de massage. Le tour se poursuit par une plongèe dans d'autres bains chauds, et oui encore.... on ne s'en lasse pas. Fin en apothèose sur un coucher de soleil altiplanique à couper le souffle.
Nos impressions de la Bolivie à prèsents : ce qui nous frappe c'est la facilitè de nouer le contact avec les gens, par rapport au Chili. Même si tout n'est pas rose, que la situation èconomique et politique est tendue et que la mendicitè omniprèsente est difficile à accepter, on sent qu'on va adorer se balader ici...

Nad pour nous deux

Un autre voyage

Une merveilleuse vision sur le lac Chungara, et nous voilà rattrapès par notre bus ayant pour destination La Paz, ce qui n'ètait pas du tout prèvu au dèpart vu qu'on voulait aller sur Cochabamba. Mais bon, le voyage est ce qu'il est, et l'ètape est d'intèrêt.
Nous traversons le parc jumeau du Lauca de l'autre côtè de la frontière, le parc Sajama, dominè par le volcan du même nom, point culminant de la Bolivie à plus de 6000 mètres, c'est autre chose que la baraque Fraiture. Le passage de la frontière se passe bien, sauf que je ne rèussis pas à sèduire le douanier de mon regard langoureux et qu'il nous tamponne un splendide "30 jours" sur notre visa d'entrèe, ce qui ne nous arrange pas du tout. Il faudra changer tout ca à La Paz, on imagine dèjà les heures dans les couloirs de l'administration et le bakchich...
Là où la route se sèpare entre La Paz et Oruro on traverse avec beaucoup d'ètonnement un village schtroumph... ou militaire?? très ètrange tout ca.
A l'arrivèe au terminal de bus, on commence à comprendre qu'on n'est plus dans le même monde, cette fois ca y est ! Un terminal au Chili, c'est super ordonnè, chaque bus à son quai, et le chef de gare qui veille à ce que ca circule bien... Ici rien de tel : dans le terminal construit pour 30 bus il y en a 100, tout est bloquè, pètarades, klaxon, cris, quel b...!
Nous allons nous nicher pour trois jours au coeur de la rue la plus touristique de la ville, Sagarnaga. Nos premières impressions : le bruit, les odeurs (...), les couleurs, l'animation, le dèsordre,... Le choc culturel est bien prèsent.

Samedi, premiers pas dans la ville, qui pour Laurent ressemble peu à une capitale. Pas d'atmosphère toute aseptisèe en tout cas ici. On a couru le matin pour trouver une banque nous convenant avant leur fermeture vers midi, puis on a passè une aprèm de fille : courir les boutiques de souvenirs, pour en profiter pour s'envoyer un petit colis... avec des souvenirs que pour nous, gros ègoïstes que nous sommes.. Les seuls trucs que l'on n'a pas eu envie de s'acheter : des foetus de lamas, qui pullulent dans les ètals du marchè aux sorcières...
Dimanche sera une journèe culturelle, nous nous faisons une journèe musèes dans le quartier colonial, la calle Jaen : tableaux, maquettes de la vie quotidienne, travail des mètaux d'èpoque prè-inca, cartes de la Bolivie avant qu'elle ne perde la moitiè de son territoire, dont son accès à la mer au profit du Chili (leitmotiv grave ici, qui laisse mal augurer de l'avenir... ca fait 100 ans que ca s'est passè et c'est encore tous les jours dans les journaux!!), et un formidable musèe des instruments de musique, principalement boliviens. L'après-midi se passe à prendre le frais sur les places de La Paz, pour s'imprègner de l'atmosphère.... Nous faisons aussi connaissance avec nos premières pluies de la saison, qui vont nous suivre tout au long de notre pèriple en Bolivie.
Le lundi, passage redoutè à l'administration. Incroyable : seulement deux heures et pas un sou à payer!! Excellente surprise. Autre bonne surprise, la visite d'un musèe consacrè à la coca, exceptionnellement bien documentè et dans lequel on a appris un tas de choses (vous saviez que le coca contenait de la cocaïne jusque 1914 et que selon de nombreuses sources et malgrè les dèmenti il contiendrait toujours de la coca ?). L'après-midi est une longue balade dans d'autres marchès moins frèquentès des touristes, entre autres pour remplacer un pantalon de Laurent qui est mort de sa belle mort, crucifiè sur une poubelle publique de Santiago (saletè de clou qui dèpassent...).

La suite tout de suite, pour èviter les coupures impromptues...
Nad pour nous 2

Saturday, November 20, 2004

Norte Grande

Aprés ces quelques jours passés á plus de 2.500 métres d'altitude, nous avions envie de retrouver l'océan, les plages et l'altitude 0. C'est donc en direction d'Iquique que nous avons pris un bus de nuit ... le plus rapide du monde : 7 heures de trajet effectués en moins de 5 heures ! Un record qui nous a permis d'arriver á destination á 5 heure du matin. Un vrai plaisir, heureusement que les Chiliens (y compris les chauffeur de taxis) sont sympas ! On a meme pu terminer (et commencer) notre nuit dans un bon lit.
Iquique est la plus belle ville du Chili. Ainsi a-t-elle été élue par Nadege et moi (C'est Adela qui pourra etre fiére). Coincée entre l'océan pacifique et une gigantesque dune de prés de 1000 métres de haut, la ville est prisonniére de son site. La rue principale est une succession de maisons en bois construite en XIX éme siécle avec le bois d'Orégon qui était chargé sur les navires approvisionnant les USA en salpétre. Toutes les maisons de mille couleurs sont ornées de balcons et de terrasses sur les toits le tout en bois, il va sans dire que c'est vraiment impressionnant. Le tout est relativement bien conservé grace á la sécheresse du lieu et rénové á l'aide de l'argent tiré par la ville de son statut de zone franche.
Cette étape pacifique nous a permis de visiter le village de Humberstone, plaque tournante de l'extraction du salpétre qui compta jusqu'á 2.000 habitants. La mine est fermée depuis un demi siécle et aujourd'hui Humberstone est une vraie "ville fantome" située en plein désert. C'est ce désert qui a permis sa conservation quasi parfaite : église, marché, places, hotel, école et meme piscine et théatre, tout est resté en état et donne au lieu une atmosphére étrange.
En passant par le village de Tirana (oú se déroule le plus grand pélérinage du Chili), nous avons prolongé vers les deux oasis de Pica et Matilla. La premier produit les trés renommés citron de Pica, les seuls valables pour faire le vrai Pisco Sour, le second nous a surtout permis de faire trempete dans la source thermale locale quelque peu envahie par les habitants, dimanche oblige.

Derniére étape chilienne, Arica, qui nous a permis de nous reposer (on ne se plaint pas de devoir trop travailler mais parfois c'est dur quand meme...). Arica est également une oasis perdue au milieu du désert, au bord du Pacifique. Au rang de ses monuments les plus reconnus, il faut citer l'église et le batiment des douanes, tout deux construits par Gustave Eiffel et payés par le Pérou á l'époque oú toute la zone était encore péruvienne. On ne serait pas complet en oubliant de parler de son village artisanal 100 % touristique et son musée "local" bien aménagé... á 15 km du centre ville.
Comme je le disais, Arica nous a surtout permis de prendre notre temps et quoi de mieux pour prendre du temps que de passer une journée á la plage ? Je vous le demande ! Une vrai journée reposante á l'ombre (le solei tape dur ici) et parfois á l'eau (elle a beau avoir quelques degrés de plus á Arica, l'eau du Pacifique reste TRES froide).

D'Arica nous somme remontés vers le parc national de Lauca. Une réserve splendide et merveilleusement protégée qui nous a permis de rencontrer : Lamas, Alpagas, Vigognes, rat boliviens (viscaches), flamands rose, etc...
La route menant d'Arica á Putre (situé á 3.500 métres) est splendide et traverse plusieurs sites oú l'on peut observer des pétroglyphes et des géoglyphes, entre autre. L'aprés-midi est consacrée á la détente c'est á dire bain de boue et bain thermaux, d'eau chaude... un régal á 4.300 métres. Aprés une relativement bonne nuit á Putre, nous repartons, cette fois pour quitter définitivement le Chili et découvrir la Bolivie.
A suivre,...

Laurent et Nadege



Friday, November 12, 2004

San Pedro de Atacama III

Mercredi est destiné á la grasse matinée, au repos et á la digestion des merveilles vues la veille. On a tout de meme profité de l'aprés-midi pour se balader, sous un soleil de plomb, en direction du Pukara de Quitor : ruine d'un village d'atacameños (habitants de la Région d'Atacama) pré-incas, construit sur le flanc abrupt d'une colline aride. Bien restaurée par les habitants actuels, ces vestiges montrent le haut degré de technique qui existaient bien avant l'arrivée des Incas (et évidemment avant les européens). Du haut de la colline, nous pouvons á nouveau admirer la solitude du village de San Pedro, oasis perdu dans l'immense désert d'Atacama, avec en toile de fond, les lointains sommets volcaniques des Andes.


Jeudi, la journée commence trés trés tot : reveil á 3 heures ! Destination : les Geysers du Tatio. Situés á quelques centaines de métres de la frontiére bolivienne. L'expédition débute par plus de 2 heures de route sur une piste bosselée á souhait. le mini-bus se faufile entre les parois et les précipices, á l'assaut des Andes, avec comme seul éclairage les (plus proches) étoiles. Les Geysers sont á 4.300 métres d'altitude. On arrive sur les lieux un peu avant le soleil, ce qui permet d'observer ces dizaines de cratéres d'eau et de vapeur disséminés au fond d'une plaine volcanique. A 900 métres sous nos pied, coule une riviére de lave.
Le lever du soleil sur ces terres inhospitaliéres est á la hauteur du site : grandiose. Aprés le petit-déjeuner le plus haut que nous ayons eu, nous pouvons profiter d'un petit plongeon (pour Laurent seulement)dans le seul lac ou la seule "mare" á moins de 90°...
Sur le chemin du retour, nous nous arrétons au village de Machuca, 45 habitants en été, 3 actuellement, oú nous goutons á notre premiére brochette de Lama et notre premier thé de coca. Deux expériences á renouveler ! (pour une fois que Laurent boit de l'infusion...)
L'aprés-midi s'est balancé entre la sieste dans le hamac de notre hospedaje et la viste du musée local, expositions des "trésors" trouvés (volés ?) par le missionnaire du coin : un belge. A noter aussi la découverte du yaourt glacé et la redécouverte des croques-monsieurs "home"-made.

Vendredi, le coeur lourd mais la tete remplie d'images inoubliables, nous quittons San Pedro, retour á Calama et plus précisément á Chuquicamata oú nous visitons la plus grande mine á ciel ouvert du monde. Un trou de prés de 1000 métres de profondeur, employant 7.000 personnes et oú on croise des camions aux roues de plus de 3,5 métres et pouvant transporter plus de 100 tonnes de cuivre...

Lo pour nous deux

San Pedro de Atacama II

Note au lecteur : on publie en plusieurs fois vu notre taux de confiance dans les connexions ici...

Mardi, nous voilá levés muy temprano (comprenez dés 6h du mat') direction : le Salar d'Atacama et les villages environnants. Une excursion qui doit nous fixer sur notre capacité á résister á l'altitude, la majeure partie du trajet se faisant á plus de 4000 métres. Nous voilá donc arrivés au salar, á proximité d'une lagune, au moment oú la colonie de flamands rose se nourrit... Le salar d'Atacama est trés différent de celui d'Uyuni en Bolivie (pour ceux qui connaissent), ici le taux d'humidité est inférieur á 5 % (!) le sol est donc recouvert de cailloux de sel de toutes les formes, grands, petits, en spirales, en gruyére,... une merveille (mais qui fondrait si on tentait de la déplacer vers un territoire moins sec, donc ca n'ira pas comme souvenir). Aprés le petit déjeuner pris dans ce paysage sur-naturel nous partons vers Socaire, un petit village de moins de 100 habitants au milieu duquel se trouve une magnifique petite église en adobe surplombée d'un toit de paille datant du XVII eme siécle.
Aprés cette pause, nous remontons dans le mini-bus en direction des lagunas Miñiques et Miscanti, lagunes perdues á 4.250 métres d'altitude, au milieu des Andes. Lá, notre guide, toujours original, nous propose une autre visite que de rouler le long des lagunes avant de repartir (ce que font visiblement les autres agences) ; nous voilá donc partant á l'assaut d'une petite colline (d'un dénivelé certain quand meme surtout au regard de l'alitude...). Nous y sommes arrivés ! Ce qui nous a définitivement rassuré sur notre capacité á affronter l'altitude, malgré le souffle court et le coeur en chamade. Arrivé lá-haut le spectacle était inoubliable - indescriptible : les sommets volcaniques andins offrant un écrin aux lagunes d'un bleu aussi pur que le ciel, le tout dans un environnement aride, sec : bouleversant. Vous dire qu'on est resté en contemplation pendant une bonne heure (ou plus ?), avant de redescendre prendre notre pique-nique au bord de la lagune.

Le chemin du retour, les images plein les yeux, nous avons traversé le village de Toconao et nous avons visité son verger (la Quebrada de Jerez) qui mérite certainement quelques lignes. Il s'agit d'une étroite vallée arrosée par un court d'eau providentiel dans ce désert oú sont cultivés figuiers, poiriers, cognassiers,... le tout de maniére totalement collective par les habitants du villlage (ca rappelle á Nad son travail pour Peemans cette année). Tous les fruits servant exclusivement á leur alimentation, pas d'exportation, pas de vente (meme aux touristes que nous sommes) et donc pas d'argent et ca fait des siécles que ca dure...

San Pedro de Atacama

note au lecteur : On sait que l'utilisation trop nombreuse des superlatifs en francais rend le texte lourd et diminue d'autant la portée de chaque qualificatif. Désolé, on n'a pas pu faire mieux que ca :

San Pedro de Atacama est un petit vilage de 500 habitants, entiérement contruit en adobe (boue séchée), aux rues de terre battue ; oasis situé á 2.500 métres d'altitude, au milieu du désert andin, le ciel bleu-azul qui surplombe en permanence San Pedro n'est barré par la pluie que 4 jours par an...

Dés lundi matin donc nous nous sommes installé dans un hospedaje (petite auberge) dénommée "Mama tierra" (terre-mére), le plus bel endroit depuis notre arrivé au Chili: une quinzaine de chambres distribuées autour d'une petite cour ombragée oú trone : hamacs, bancs et chaises de bois. Un petit coin de paradis.

Pour ne pas gacher ce paradis, et vu notre aventure á La Serena, on a décidé de prendre l'agence la plus recommandée du bled et aussi la plus chére... (On a oublié de vous dire dans la description de San Pedro qu'a coté des 500 habitants, il y a en permanence 1000 touristes et que toutes les maisons du centre sont soit restaurant, soit agence de voyage, soit hospedaje mais ca n'enléve rien á la beauté et á la quiétude du lieu...
Ce choix se fut révélé trés bon ! Avec quelques pesos de plus (une glace en moins par jour) on a eu droit á des tours vraiment différents, originaux et inoubliables. Voyez :
Dés lundi aprés-midi, nous voilá en route pour la Valle de la Luna : une splendide vallée dans la Cordillera de Sal (cordillére de sel).
Notre guide, plutot que de suivre le sentier arpenté par la cohorte de touristes nous á fait monter sur une bute d'oú nous avions une vue imprenable sur la cordillére, sur le désert immense, sur les sommets des Andes et sur l'oasis de San Pedro. Cette petite marche nous a démontré que nous étions capable de suporter 2.500 métres, sans probléme mais á un rythme lent.
La suite de la balade est surprenante, le guide nous invitant á descendre une dune de sable pour retourner sur la route 300 métres en contre-bas. Personne ne l'a cru, la dune avait un angle de plus 60° ! Il a fallu qu'il ouvre le chemin, pour que tous nous le suivions. Frissons et sensations exceptionelles que de glisser et de s'enfoncer dans le sable en dévalant cette pente á toute vitesse.
La suite de la balade s'avére tout aussi époustouflante : marche dans le canyon entre des parois de plusieurs dizaines de métres de haut, et écoute de la montagne ! Et oui, ces parois, faites de sel, sont en constant mouvement et ca s'entend ! Peur que 100 métres de sel ne nous tombent sur la tete.
La journée s'est terminée avec un coucher de soleil sur une immense dune, au coeur du désert d'Atacama...
...
mardi : voir San Pedro 2

Sunday, November 07, 2004

Un peu plus haut

Nous quittons Ovalle pour la charmante ville côtière de la Serena, une des plus anciennes et des plus agrèables villes du Chili (malheureusement on n'y mange pas mieux qu'ailleurs au Chili, Nad n'en peut plus de la soupe de vache ni même du poulet grillé, sans même parler du "bistek"). Notre double but à La Serena : se perdre dans la vallée de l'ésotérisme et du pisco, et aller voir les dauphins et les pingouins de la rèserve nationale toute proche.
Nous passons un première après-midi à nous imprègner de l'ambiance particulière de la ville, et même un peu de sa plage, où on bronze presque sous le vent. Pour la Vallèe de l'Elqui nous faisons confiance à nos propres capacités de voyageurs, dèlaissant les agences de voyages, nous voilà dès huit heures dans les bus avec un ticket valable sur toute la ligne toute la journèe. Ce ticket nous permet de nous arrêter à chaque tournant de la route qui nous paraît en valoir le détour. La description de la vallée dans les guides prend tout son sens une fois arrivés à Pisco Elqui : une profonde vallée verdoyante, oú les cultures vinicoles s'étendent à l'infini, encadrée par d'arides montagnes où ne poussent que des cailloux. Le tout sous un soleil de plomb et un ciel d'un bleu sans tache, si ce n'est la lune. Nous ne sommes pas sûrs d'avoir bien percu toutes les vibrations ésotérico-cosmiques de la vallèe (considérée par notre hôte Walter comme l'un des trois points catalyseurs d'énergie de la planète, avec le Tibet et le triangle des Bermudes...) en nous contentant de profiter bèatement du calme, de la chaleur et des jus de fruits frais (1/2 litre de framboises pressèes, qui dit mieux?).
Sur le retour, après une rèconfortante glace artisanale à Vicuña, nous profitons d'une visite-éclair de la fabrique de pisco Capel, celle-ci se terminant par une dègustation tout aussi éclair mais néanmoins agréable pour le palais. Il nous reste à trouver une occasion de dèguster la bouteille de muscat local qu'on a ramené en souvenir...

L'excursion du lendemain nous oblige à passer par une agence, car il s'agit de parcourir 130km jusqu'à petit port, d'où il faut négocier un passage en bateau avec les pêcheurs, vers la réserve. Première expérience de la demi-malhonnêteté d'une agence : depuis deux jours les vents soufflaient trop fort pour rendre l'excursion possible, le matin même à 6h30 ils rappellent pour dire qu'ils l'organisent enfin, on change nos plans et nos sacs et nous voilà partis. 130 km plus loin, les vents soufflent toujours aussi fort et il ne nous reste plus qu'à prendre le chemin du retour, en dèdommageant au passage l'agence pour le mal qu'elle s'est donnée pour nous... Enfin, Lau m'a promis de m'emmener voir des pingouins au Pérou. Ou, au pire, à Paradisio.

Nous fuyons La Serena au plus vite, un petit goût amer dans la bouche. Mais bon, c'est la première petite mauvaise expérience depuis 2 mois de voyage, on ne va pas se plaindre... Nouvelle nuit de bus, et l'on commence à monter. Petite journée d'acclimatation à 2250m à Calama, que nous quitterons dès demain pour... suite au prochain épisode!

Nous deux

PS : voilà deux mois jour pour jour que nous avons débarqué à Santiago du Chili, et nous totalisons au compteur un peu plus de 11300km, dont la majeure partie en bus, mais aussi près de 2000km en bateau, et maintenant quelques centaines de km en taxi et autres minibus. On marche moins pour le moment, mais ce n'est que partie remise...

Saturday, November 06, 2004

Vers le dèsert

Santiago ne nous a pas retenu plus d'une nuit et c'est Ovalle qui est notre première halte vers le Nord. Charmante bourgade aussi peu touristique que possible, elle n'est pour nous qu'un point de dèpart pour deux petites excursions dans les environs. Pour notre plus grand bonheur (surtout suite à Santiago où le logement pas cher est quand même vraiment pas terrible) le petit hôtel estd'un tel confort que nous nous laissons tenter par la grasse matinèe... d'où, on rate tous les bus du matin. C'est donc sur un taxi que nous nous rabattons pour aller visiter la "Vallèe enchantèe". Bon choix, le chauffeur nous a fait un super-prix pour rajouter la deuxième excursion, la forêt pètrifièe de Pichasca, et nous a offert les boissons fraîches tout en nous fèlicitant d'être aussi sympathiques! Ca fait toujours plaisir.
La Valle del Encanto est une petite vallèe aride occupèe par l'homme depuis plus de 4000 ans (!!) et où la culture El Molle s'est illustrèe en nous laissant de nombreux pètroglyphes (dessins gravès dans la pierre), des pictographes (dessins rèalisès sur les roches à l'aide d'un pigment rouge) et des mortiers taillès dans la roche (piedras tacitas). Nous prenons beaucoup de plaisir à escalader les rochers et à nous faufiler entre les cactus, à la recherche de ces tèmoins d'un lointain passè, têtes casquèes, silhouettes de martiens faisant coucou, etc. Le diable lui-même est prèsent sous la forme d'un visage dessinè par une dizaine de mortiers. Au bout du chemin, une impressionante formation rocheuse, comme une gigantesque baignoire très profonde, justement dènommèe "les bains de l'Inca" (et oui, nous voici enfin en territoire inca!). Rencontre insolite aussi, au milieu des cactus, avec des lèzards d'une quarantaine de centimètres de long, le dos vert et le ventre orange fluo!
Nous voilà repartis vers le nord, 80 km dans une vallèe aux hautes "collines" terriblement arides, entrecoupèes de quelques rares oasis. Ce chemin nous mène au monument naturel Pichasca : une balade de deux heures dans un paysage rouge, ultra sec, où le chemin est bordè de cactus et de troncs d'arbres pètrifiès, datès de 65 millions d'annèes, l'èpoque de l'extinction des dinosaures. Des empreintes fossilisèes de ces grosses bêtes ont d'ailleurs ètè retrouvèes à cet endroit, mais dèplacèes depuis dans des musèes... Nous croisons nous-mêmes un dinosaure d'un bon 5 mètres de haut... ou le soleil tapait un peu fort?? Au cas où, on a pris une photo.




Monday, November 01, 2004

Back to the city again

Nouvelle étape dans notre remontée vers le Nord, que l'on avait "passée" á l'aller le temps qu'elle dégéle : Villarica. Deux nouvelles : 1. ce n'est pas encore vraiment le printemps dans les hauteurs et la plupart des parcs restent inaccessibles ; 2. nous prenons la ferme résolution de cesser de fréquenter le réseau d'auberges de routards tenues par des expatriés Suisses et Allemands, dont l'accueil souvent peu chaleureux risque de nous faire oublier que c'est bien en Amérique Latine que nous voyageons.
Villarica est une petite ville blottie au bord du lac du meme nom et au pied du volcan également du meme nom. Notre visite de la ville, orientée par les conseils des pecheurs, nous a permis de constater que le tourisme n'avait pas encore fait de trop gros dégats, mais nous a surtout laissé un grand vide : oú est le volcan ?? Ce n'est que vers le coucher de soleil qu'il a daigné apparaitre, lá oú jusque-lá on aurait juré qu'il n'y avait que des nuages...
Le temps nous faisant la grace d'une journée printaniére, largement ensoleillée, nous sommes partis á la conquete du parc Huerquehue, qui nous a offert quelques-uns de ses trésors : des cascades époustouflantes, un lac lisse comme un miroir réfléchissant les montagnes alentours, des points de vue formidables sur le volcan éblouissant de blancheur, des lacs verts ou transparents nichés au coeur de la montagne. Le parc nous a aussi réservé quelques surprises, au rang desquelles plusieurs kilométres effectués dans des mares de boue (conséquences de la trés récente fonte des neiges) et, dés 1300 métres d'altitude, un tapis de neige jusqu'á 1m50 d'épaisseur ! Nad a trouvé ca trés trés drole dans les descentes, Lau plutot trés froid dans les chaussures... il faut dire qu'il en a enlevé une pour mettre un pied dedans !!
Le lendemain s'annoncant plus maussade, nous avons décidé de nous offrir un "tour organisé"qui devait nous permettre de voir certains sites inaccessibles en transports en commun. On s'est donc retrouvés á... 2, dans la voiture d'un guide un peu... spécial dirons-nous. Disons qu'il a pris la peine, au cours de la journée, de nous répéter chaque information 3, 4 ou 5 fois (et chaque fois comme si c'était la premiére surtout...) , et qu'il nous a offert la plus inoubliable visite guidée d'une ville que nous ayons jamais connue : nous avons ainsi pu l'écouter nous vanter les agences de voyages de Pucon, les hotels de Pucon, les supermarchés de Pucon, les chocolateries faussement belges de Pucon, la Plaza de Pucon (un bon 4 fois en tout), le lac de Pucon (un bon 10 fois en tout), les fleurs artificielles de Pucon, et surtout... un joli jardin. Tout ca s'est terminé en fou rire á l'arriére de la voiture, mais on a été polis, on n'a rien dit...
Cela dit, cette journée nous a quand meme permis des sites naturels splendides, dont les Ojos de Caburgua, deux chutes opposées d'eau turquoize tombant dans la meme Laguna Verde, le lac de Caburgua (enfin ca on l'a pas vu, il pleuvait justement...), un ensemble de trois chutes assez vertigineuses, et finalement... On est vraiment désolés, on sait qu'on va vous faire encore du mal, mais on doit quand meme vous tenir au courant de ce que l'on fait, alors imaginez : une vallée assez encaissée, au creux de laquelle coule un rio d'eau glacée. Sur les bords sont creusés á meme le sol sept bassins naturels alimentés par une source d'eau brulante (c'est pas pour rien qu'on est au pied du volcan!). Et nous voila donc pataugeant avec bonheur durant plus de deux heures sous un soleil timide, allant de bassin en bassin, du rio au bassin (Lau n'a pas osé, trop froid!) le tout dans un écrin de verdure. Expérience inoubliable !! On recommande chaudement ...

Aprés ces expériences naturelles nous sommes repartis vers la ville, premiére escale Temuco dont nous ne retiendrons pas grand-chose, si ce n'est le musée consacré á la culture Mapuche (bilingue espagnol/mapuche svp!) et la confiance de notre hote qui nous a laissé la direction de sa maison pendant une demi-heure, á notre charge d'accueillir les routards de passage...
Citons encore l'expérience du Lago Budi, "le seul lac salé d'Amérique Latine" regroupant 135 espéces d'oiseaux. Résultat des courses : 5h30 de bus pour un trajet de 2x 82km, 2h sur place et 3 sortes d'oiseaux observés. Une bonne balade du dimanche...
Aprés une nuit de bus nous voilá revenus á Santiago, la premiére boucle de notre voyage est donc bouclée. Nous avons enfin trouvé le printemps, tombé les vestes, bonnets, écharpes, gants, et meme les pulls, 26 degrés á l'ombre ca fait du bien aprés les deux mois d'hiver que le Sud du Chili nous a réservé. Overdose de créme glace pour ce premier jour de soleil, et nous voilá déjá d'attaque pour entamer dés demain le nord du Chili !!

Lo et Nad

PS : on souhaite un trés joyeux anniversaire á Tante Ninie, 90 ans ca se fete ! on en profite pour souhaiter beaucoup de bonheur á Héléne et Sébastien qui se sont mariés (sans nous, et il parait que c'est pas les derniers!) la semaine derniére.