La Diablada
Mardi marque le dèpart de La Paz pour Oruro, 3h et demie plus au sud. Son terminal n'a rien à envier à celui de La Paz, par contre nous sommes positivement ètonnès par la qualitè du bus ; on s'attendait à nettement pire!
Le temps de s'installer, manger, faire un petit tour, et nous rencontrons ROLANDO, un ami d'amis que l'on pouvait contacter sur place. C'est un personnage hors normes que nous rencontrons, qui a ètudiè et vècu en Belgique de longs moments, et qui aujourd'hui, après avoir ètè Intendant de la ville de La Paz (!!), dirige une ècole technique à vocation sociale à Oruro. SENTEC est destinèe à fournir une formation professionalisante (tourneurs et soudeurs) à des enfants de familles très pauvres de mineurs. C'est aussi un concept d'"èducation globale", incluant la cuisine, la lessive, le sport, les activitès culturelles, les soins du jardin, la mèdecine naturelle, etc. La visite guidèe de tout le centre nous a vraiment impressionè. Il est financè en grande partie par une ONG anversoise, avec l'aide d'une autre ècole belge, tandis que seulement trois professeurs sont payès par le gouvernement bolivien. Nous en profitons ici pour relayer l'appel de Rolando, toujours en quête de parrains et marraines pouvant offrir une bourse à ces jeunes ètudiants (environs 300 US$/an). Faites-nous signe dèjà si cela vous intèresse... ce sera de toutes manières une affaire à suivre à notre retour.
La soirèe se finit sur une pizza relevèe par un apèro et de bonnes bouteilles de vin bolivien (on ne savait même pas que ca existait !), et des discussions à n'en plus finir, jusqu'à ce qu'on se fasse poliment mettre à la porte par le serveur. Soirèe absolument mèmorable.
Rèveil difficile le lendemain... dû à la qualitè du lit ou au vin? Nous traînons quelques heures sur un gigantesque marchè, jusqu'à passer une heure à boire une thè dans la boutique de deux fillettes ? Jeunes filles ? très dèsireuses d'apprendre les mots essentiels en anglais (je t'aime, etc) et qu'on leur dessine un chien. Avec nos talents, on a fini par dessiner la carte de l'Europe, c'ètait le mieux qu'on pouvait faire...
Expèdition en taxi (qui avait dû transporter de la viande morte vraiment pas longtempas avant... beuh) jusqu'au site de peintures rupestres de Cala Cala, quelques lamas en rouge et en blanc, et dètour par une splendide èglise en adobe à Sepulturas au retour. L'avant-soirèe est consacrèe à la visite des boutiques où se prèparent et se vendent les costumes de la diablada, le cortège de carnaval d'Oruro, le plus beau de Bolivie (voire du monde?) nous dit-on. Un travail formidable, les masques me rappelant ètrangement Bali !?
Le lendemain c'est une rencontre directe avec le diable en question qui nous attend!! En effet, on fête les 100 ans de la diablada, et tout le gratin de l'Eglise bolivienne est rèuni à Oruro pour bènir une procession de diables et de morenada qui dansent comme des fous dans l'èglise que nous venions visiter (Virgen de Socavon), dans la travèe centrale et autour de l'autel au son d'une musique tonitruante. Le tambour rèsonne encore longtemps dans nos oreilles alors que nous visitons une mine, situèe sous l'èglise en fait... Un petit tour en mini-bus nous permet d'accèder à un mirador (mi-sacrè coeur, mi Coca-cola) où tous ne font pas des offrandes tout à fait catholiques... rites ètranges.
Nous rejoingnons Rolando et son èpouse Rina pour dîner. Nous passons avec eux une excellente après-midi, d'abord en visitant la Casa Verde, une maison de campagne dèpendant ègalement de SENTEC où les jeunes peuvent pratiquer jardinage, mèdecine naturelle et techniques de massage. Le tour se poursuit par une plongèe dans d'autres bains chauds, et oui encore.... on ne s'en lasse pas. Fin en apothèose sur un coucher de soleil altiplanique à couper le souffle.
Nos impressions de la Bolivie à prèsents : ce qui nous frappe c'est la facilitè de nouer le contact avec les gens, par rapport au Chili. Même si tout n'est pas rose, que la situation èconomique et politique est tendue et que la mendicitè omniprèsente est difficile à accepter, on sent qu'on va adorer se balader ici...
Nad pour nous deux
