nadetlochezlesincas

Saturday, November 20, 2004

Norte Grande

Aprés ces quelques jours passés á plus de 2.500 métres d'altitude, nous avions envie de retrouver l'océan, les plages et l'altitude 0. C'est donc en direction d'Iquique que nous avons pris un bus de nuit ... le plus rapide du monde : 7 heures de trajet effectués en moins de 5 heures ! Un record qui nous a permis d'arriver á destination á 5 heure du matin. Un vrai plaisir, heureusement que les Chiliens (y compris les chauffeur de taxis) sont sympas ! On a meme pu terminer (et commencer) notre nuit dans un bon lit.
Iquique est la plus belle ville du Chili. Ainsi a-t-elle été élue par Nadege et moi (C'est Adela qui pourra etre fiére). Coincée entre l'océan pacifique et une gigantesque dune de prés de 1000 métres de haut, la ville est prisonniére de son site. La rue principale est une succession de maisons en bois construite en XIX éme siécle avec le bois d'Orégon qui était chargé sur les navires approvisionnant les USA en salpétre. Toutes les maisons de mille couleurs sont ornées de balcons et de terrasses sur les toits le tout en bois, il va sans dire que c'est vraiment impressionnant. Le tout est relativement bien conservé grace á la sécheresse du lieu et rénové á l'aide de l'argent tiré par la ville de son statut de zone franche.
Cette étape pacifique nous a permis de visiter le village de Humberstone, plaque tournante de l'extraction du salpétre qui compta jusqu'á 2.000 habitants. La mine est fermée depuis un demi siécle et aujourd'hui Humberstone est une vraie "ville fantome" située en plein désert. C'est ce désert qui a permis sa conservation quasi parfaite : église, marché, places, hotel, école et meme piscine et théatre, tout est resté en état et donne au lieu une atmosphére étrange.
En passant par le village de Tirana (oú se déroule le plus grand pélérinage du Chili), nous avons prolongé vers les deux oasis de Pica et Matilla. La premier produit les trés renommés citron de Pica, les seuls valables pour faire le vrai Pisco Sour, le second nous a surtout permis de faire trempete dans la source thermale locale quelque peu envahie par les habitants, dimanche oblige.

Derniére étape chilienne, Arica, qui nous a permis de nous reposer (on ne se plaint pas de devoir trop travailler mais parfois c'est dur quand meme...). Arica est également une oasis perdue au milieu du désert, au bord du Pacifique. Au rang de ses monuments les plus reconnus, il faut citer l'église et le batiment des douanes, tout deux construits par Gustave Eiffel et payés par le Pérou á l'époque oú toute la zone était encore péruvienne. On ne serait pas complet en oubliant de parler de son village artisanal 100 % touristique et son musée "local" bien aménagé... á 15 km du centre ville.
Comme je le disais, Arica nous a surtout permis de prendre notre temps et quoi de mieux pour prendre du temps que de passer une journée á la plage ? Je vous le demande ! Une vrai journée reposante á l'ombre (le solei tape dur ici) et parfois á l'eau (elle a beau avoir quelques degrés de plus á Arica, l'eau du Pacifique reste TRES froide).

D'Arica nous somme remontés vers le parc national de Lauca. Une réserve splendide et merveilleusement protégée qui nous a permis de rencontrer : Lamas, Alpagas, Vigognes, rat boliviens (viscaches), flamands rose, etc...
La route menant d'Arica á Putre (situé á 3.500 métres) est splendide et traverse plusieurs sites oú l'on peut observer des pétroglyphes et des géoglyphes, entre autre. L'aprés-midi est consacrée á la détente c'est á dire bain de boue et bain thermaux, d'eau chaude... un régal á 4.300 métres. Aprés une relativement bonne nuit á Putre, nous repartons, cette fois pour quitter définitivement le Chili et découvrir la Bolivie.
A suivre,...

Laurent et Nadege



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