nadetlochezlesincas

Tuesday, October 26, 2004

¿ Patagonie argentine ou Argentine patagone ?

Notre premiére escale en Argentine nous a donc conduits dans le parc national des Glaciers (traduction littérale). Dans notre souci constant d'économie, nous avons opté pour les bus réguliers, ce qui nous a permis de contempler le spectacle inoubliable du glacier Perito Moreno pendant un bon 6h d'affilée. Un spectacle splendide, aussi visuel qu'auditif comme le disent tous les guides qui n'ont vraiment pas tort sur ce coup-lá. Imaginez plutot : un mur de glace de 60m de haut á quelques centaines de métres de nous á peine, large de 4km et poussé vers nous par 30km de glacier. Les points de vue sont disposés vraiment devant le glacier, dont la masse imposante et scintillante parait nous écraser. De temps á autre, un grondement d'une puissance démente nous annonce qu'un morceau vient de se détacher et de se fracasser dans l'eau du lac. Nous avons eu la chance de voir quelques-uns de ces morceaux au moment de leur chute, mais parfois aussi nous arrivions trop tard, le bruit nous en parvenant aprés l'image.
Toutes ces images en tete, nous avons veillé jusqu'á 3h du matin dans l'attente de notre bus, direction : l'Océan Atlantique. Oui, nous aussi ca nous a étonné. Si on vous confie qu'en fait on est meme redescendu plus au Sud que Puerto Natales on n'est pas surs que vous nous croirez... mais les réseaux de bus sont tels, super-confortables mais pas toujours super-directs. Et donc, aprés 33h et deux excellents (!) nuits nous sommes arrivés en pleine forme á Bariloche. Mentionnons l'anecdote suivante : le bus fait un arrét vers 7h du matin pour 1/2h, on va tranquille boire notre café, et quand on ressort : plus de bus!!! Nad court sur le parking, Lau se renseigne auprés d'un garde qui lui dit que le bus est parti á 7h15 et qu'il est 7h30, cris, stupeur et tremblements, pouvons-nous rattraper le bus en taxi??!? jusqu'á ce qu'une madame nous dise qu'il est simplement parti chercher de l'essence et qu'il va revenir.

Pour vous décrire Bariloche, imaginez-vous Ostende, ou mieux Nice, dans le Tyrol, avec du chocolat artisanal. On y a mangé des spätzl dans la maison de la famille Weiss, la plupart des maisons sont des chalets suisses, seul le vent nous rappelait qu'on était aux portes de la Patagonie (portes qu'ils auraient pu fermer par ailleurs, m.. pour les courants d'air).
Nous avons quitté la touristique Bariloche pour le non moins touristique Puerto Varas dés l'aube, avec pour une fois un tour organisé nous permettant d'effectuer le trajet (traversée des Andes et de la frontiére) via 4 bus et 3 bateaux traversant les lacs andins, le tout au beau milieu des parcs naturels de la région. La balade en valait la peine (en partie quand meme pour observer cette curieuse faune touristique d'Américains au portefeuille bien épais, en manteau de fourure et baskets). Malheureusement, le lac de todos los santos, le plus beau de toute la région, et ses magnifiques rivages sont restés désespérément cachés sous des tonnes de nuage et des rafales de pluie. Un peu triste quand meme pour cet extra que l'on s'offrait.
La pluie a daigné s'arreter une vingtaine de minutes au retour pour nous permettre d'admirer les rapides du rio Petrohué, un aqualibi fois mille, en vrai!, d'une eau verte et pure, donnant envie de se jeter dedans (ce que l'on n'a pas fait, on était déjá assez mouillés).
Peu de choses á dire sur cette ville-étape de Puerto Varas, une Sainte-Maxime dans laquelle nous ne nous sentons pas trop chez nous. Dés demain on reprend le bus, et ce sera de Villarica que nous vous tiendrons au courant!

Lo et Nad

Thursday, October 21, 2004

Punta Arenas : jusqu'au bout du Sud

Voilà. Mardi, on revenait tout juste de Torres del Paine, et malgrè notre nuit de 12h, on ètait vraiment très fatiguès. Moralitè : le rècit de nos dernières aventures ressemblait à du gruyère. Voici donc tout ce dont on devait absolument vous parler à propos de nos 4 jours de randonnèe.

D'abord vous expliquer (puisque effectivement, comme nous le regrettons tous, on ne sait pas mettre de photos sur notre site pour cause de manque de matèriel) c'est quoi Torres del Paine. Parmi les parcs nationaux les plus grands du Chili (des milliers et des milliers d'hectares), autour d'un massif montagneux constamment ennuagè sauf, par extraordinaire, le jour où nous sommes arrivès. Cela nous a permis de contempler les trois tours qui donnent son nom au parc (fait rarissime), gigantesques monolithes de roc, flèches de plus de 2000 mètres lancèes vers le ciel. Le voyage en bus s'est poursuivi par une traversèe de troupeaux de guanacos (sorte de lama d'ici) puis par une traversèe de lac en "catamaran". Cela nous a laissè dans un tout autre secteur du parc, au pied des "cuernos", gigantesques cornes de taureau de pierre.
Tout ce qu'on prètend sur le temps qu'il fait à Torres del Paine est vrai : nous avons testè les 4 saisons en une journèe. Exemple, la dernière journèe dèbute par un temps clèment accompagnè d'un petit vent froid et soutenu. Plus tard, il nous faut tomber la veste, les chapeaux et les ècharpes sous le soleil pas de plomb mais presque. Quand à nouveau le vent fait son apparition, on a juste le temps d'atteindre le point de vue sur le glacier avant qu'une solide averse de grêle ne nous fasse redescendre aussi vite. Après une fausse accalmie, la pluie met un terme prèmaturè à notre picnic, et c'est sous une tornade de pluie, de grêle, de neige, avec des rafales d'au moins 60 km/h que nous faisons notre retour vers le refuge. On est un peu injuste : il y a bien eu dix minutes d'accalmie pour que l'on sèche et se remouille avant d'atteindre le refuge, heureusement muni de douches chaudes.
En plus des magnifiques glaciers, les balades nous ont permis de nous promener et de dècouvrir la vraie pampa patagonienne : gigantesque plaine balayèe par les vents, où ne poussent que quelques arbustes et herbes sèches.
Une autre grande expèrience de ces quelques jours en pleine nature fut la rencontre des condors. Si l'un d'entre eux ne nous a que survolè de loin le 3ème jour, au retour nous avons eu la chance d'en observer quatre de très près, volant juste au dessus de nous pendant de longues minutes. Quelle majestè dans ces immenses animaux ; on a ètè près de comprendre les cultes qu'ils ont inspirè dans les Andes.
Une autre image gravèe dans nos têtes : la silhouette dèlicate d'un guanaco se dètachant sur un fond de ciel bleu, plantè au sommet d'une colline...

Hier mercredi, après une journèe de repos, on a repris le bus en direction du bout de notre pèriple : Punta Arenas.
Punta ARenas est la dernière ville du continent amèricain et la ville la plus australe du monde si on met entre parenthèses le village touristique d'Ushuaïa. On ètait donc face à la terre de Feu, devant le dètroit de Magellan, qui, d'après les musèes qu'on a pu visiter, a fait pleurer de nombreux marins.
Sur la route, nous avons pu constater qu'en Patagonie il y avait des guanacos (ca on le savait dèjà) mais aussi des moutons (beaucoup beaucoup beaucoup de moutons, mais ca on le savait aussi), des flamands roses et des autruches qui s'appellent ñandu ici. Le principe est simple : on scrute le bord de la route, on devient attentif quand on voit une tache brun-blanc, si il y a quatre pattes, c'est un mouton, si il y a deux pattes, c'est une autruche. Et si c'est une tache rose sur l'eau, c'est un flamand rose.
On peut bien le dire, Punta Arenas ne nous a pas enchantès. C'est en fait une très grosse ville, et les gens ca a l'air de leur faire juste rien du tout d'habiter le bout du monde. Et puis surtout, oui vraiment surtout, à Punta Arenas, il y a du vent. Mais pas du vent comme vous pouvez imaginer, non, il y a beaucoup de vent, ènormèment de vent, chez nous on appelle ca tempête et ca arrive rarement, là ca rafale dans tous les sens à tout bout de champ, même Lau est parti en arrière pour avoir levè un pied trop haut, et Nad a perdu son bonnet. Puis aussi, avec ce vent, le temps change plutôt vite. Globalement on peut pas se plaindre de la journèe, mais on a vu une tempête de grêle avec des grelons gros comme un demi-pouce de Lau, que même les habitants et les ouvriers municipaux (qui avaient pourtant un casque) s'abritaient.
Nous avons eu l'occasion de rendre visite à une crèatrice de bijoux, qui pour leur rèalisation s'inspire des cultures traditionnelles de la Patagonie et de la Terre de Feu, cultures presque èteintes après avoir ètè mèthodiquement exterminèe par les Europèens. Son art nous a vraiment emmenè ailleurs. Quand elle a su qu'on ètait belges, elle nous a immèdiatement parlè d'Oxfam, et nous a envoyè visiter un magasin de commerce èquitable à Santiago, ce que l'on fera certainement.

Aujourd'hui on a traversè la frontière administrative entre le Chili et l'Argentine, mais on est toujours au coeur de la Patagonie, à El Calafate, mignon petit village oasis nichè sur les bords du lac Argentino. La route de ce matin fut impressionnante, des kilomètres et des kilomètres de pampa s'ètendant à perte de vue, pas un arbre, pas un buisson, rien que des cailloux, de la terre et de l'herbe sèche (et des moutons et des autruches, vous savez comment les reconnaître maintenant, et des flamands roses, vous savez aussi).

La suite très bientôt, quand on en aura fini avec l'attraction touristique du lieu et quelques 33h de bus vers le nord... et oui, le grand rebond est parti, nous remontons dès à prèsent, direction l'Equateur.

Nad et Lô

Tuesday, October 19, 2004

¡nadetlochezlespatagons ahora!

Toujours pas d'Incas à l'horizon... Par contre nous sommes à prèsent arrivès dans le "monde du bout du monde" de Sepulveda et il se rèvèle à la hauteur de nos rêves et de nos imaginations.
Nous vous avions laissès à Chiloè la belle. Depuis, nous comptons à notre compteur un bon 1700 km de bateau dans les fjords chiliens, trois jours et trois nuits de croisière mèmorable...
Alors nous avons le premier aprés-midi ensoleillé, sur le pont arriére, possibilité de discuter, bronzer, et, comme le temps le permet, prendre des photos du magnifique coucher de soleil. Premier dodo dans nos chambrettettettes relativement (tout est relatif) confortables bien que pour l'intimité ca soit pas vraiment ca. Enfin on s'attendait à tellement pire que pour nous c'ètait dèjà formidable.
Le deuxiéme jour débute avec un lever de soleil... que l'on rate, un copieux petit déjeuner, suivi quelques heures plus tard d'un copieux diner (cela est important pour la suite), et d'un sympathique spaghetti au souper. Pour faciliter la digestion ce repas vous est servi en pleine mer, avec des vagues déjá de 2 á 3 métres de haut. Et quand un bateau d'une taille pareille tangue d'avant en arrière de 2 à 3 mètres dans chaque sens, c'est plutôt impressionnant... surtout pour l'estomac, qui regrette amèrement tous les copieux repas prècitès. Sans vous faire de dessin, vous comprendrez aisèment que tout cela s'est soldè par un dètour aux toilettes avant de dormir, heureusement au petit matin le pire ètait derrière nous.
Troisiéme jour, pas de lever de soleil (ou alors loin loin loin derriére les nuages) mais sur une mer enfin plate. Journée á paresser sous un soleil timide, á préparer la suite du voyage... Avec une pause à Puerto Eden, village de 127 habitants perdus dans un dècor complètement fèèrique et surrèaliste. Nous sommes arrivés jeudi matin avec plusieurs heures d'avance sur l'horaire prévu (ce qui n'est pas flatteur pour nous, ca veut dire que la mer a été terriblement calme durant la traversée en fait...). Ca nous a laissé le temps de tout organiser pour notre trip dans le parc national Torres del Paine.

Comment raconter?? nous venons de passer quatre jours dans un dècor splendide, à faire des balades de 6h environs chaque jour pour aller admirer des glaciers impressionnants, des sommets enneigès, des lacs aux couleurs diverses, du bleu le plus sombre au vert le plus èmeraude... Torres del Payne est rèputè pour être le plus beau parc du CHili. Cette rèputation n'est pas volèe, sauf que son côtè "tout y est prèvu pour les touristes", en particulier ses prix exorbitants, nous ont dècus. Par contre, côtè paysage, nous sommes encore sous le charme. La plupart des touristes font un circuit, dormant chaque soir dans un refuge diffèrent. Nous avons hèsitè, puis finalement dècidè que le fait de porter nos sacs sur le dos pendant toutes les balades allait sèrieusement nous gâcher le plaisir de marcher. Nous nous sommes donc postès dans le refuge le mieux situè et nous avons rayonnès à partir de là. En nous arrêtant tous les 20 mètres pour admirer les dècors splendides qui nous entouraient...
Quatre jours formidables dès lors, qui nous ont aussi permis de tester nos capacitès en : marche en montagne, cuisine sur bec-bunzen (moi je savais même pas comment ca s'allume... mais Lau est un pro), et dodo en sacs de couchage dans refuge glacè. On s'en sort moins bien dans le troisième que dans les deux premiers, mais dans l'ensemble on est contents de nous.

La balade nous a cependant quelque peu fatiguès, de retour à Puerto Natales on a dormi 12h et on n'est pas encore tout à fait frais comme des gardons. Mais l'aventure repart dès demain... direction Punta Arenas, la pointe australe de notre voyage, avant de rebondir vers le nord et l'Argentine...
Nad pour nous deux.


Saturday, October 09, 2004

90 jours de soleil par an ...

Nous sommes bien á Chiloé !! Tout nous le confirme : l´accueil et la gentillesse des gens, la qualité de la nourriture et ... le temps. Voilá 60 heures d´ici, il a commencé á pleuvoir ... la derniére fois qu´on a regardé par la fenetre on n´était pas encore inondés.

Mais avant ca, les Chilotes !! C´est une légende mais comme toutes les légendes, la vérité n'est pas trés lointaine. La dame de l´agrotourisme de Pulelo (qui était la directrice (¿ et propriétaire ?) de l'école de 80 enfants qui jouxtait la maison) nous a offert un concert avec danse et instruments locaux, le tout dans son salon et réalisé par un groupe d'une vingtaine d´enfants : inoubliable !!
Dimanche dernier, alors que l´on s'apprêtait á passer une soirée (trop ?) tranquille dans notre chambre, le patron de l´hospedaje (auberge) oú nous logions est venu nous inviter á écouter un récital d'un trés célébre pianiste chilien : Ricardo Bravo (on ne le connaissait pas mais effectivement le terme de renommée internationale n'était pas usurpée ; peut-être nos musicologues peuvent-elles nous en dire plus??). Ce concert avait lieu á l´église et, pour l'anecdote, les gens, de peur de n'avoir de places assises, rentraient pendant la messe, pressant le curé de mettre un terme á sa cérémonie, qui avait déjá 30 minutes de retard...
Le lendemain, rebelotte á l'église pour écouter un concert de plusieurs orchestres de jeunes venus de plusieurs villes du sud Chili, un trés bon moment aussi !! Nad se croyait revenue 15 ans en arriére, elle en a presque décidé de refaire de la musique au retour. A voir...

De Castro on a pu rayonner dans les villes et villages alentours (Dalcahue, Achao, Chonchi, Queilen, pour ceux qui suivent), admirer d'autres églises, d'autres baies et d'autres plages. La "feria artesanal" de Dalcahue nous a donné l'occasion de nos premiéres emplettes artisanales : un splendide poncho pour Laurent, qui prend la moitié de son sac et pue le chameau (pardon, le lama) et un non moins splendide pull pour Nad (un quart du sac seulement). Pour la premiére fois nous nous retrouvons dans un voyage oú on ne peut presque se permettre de rien acheter, pourtant tout ce qui nous passe sous les yeux qu'on aimerait vous et nous ramener...
Route ensuite pour le parc national et le village de Cucao, 50 familles au compteur. Pour situer l'endroit, Cucao est relié á l'électricité depuis 15 ans, la route qui la relie au reste de l´île á été terminée il a 10 ans et la cabane que nous occupions, tout en bois ca va de soi, était située devant le lac avec une vue splendide. Au programme du premier jour : premiers contacts avec la forêt primaire, c'est difficile á conceptualiser pour un Européen mais il s'agit de forêt oú l´homme n'a jamais pénétré, qui n´a jamais fait l'objet d'aucune exploitation, le résultat est particulier et mérite une étude approfondie. Toujours le premier jour, on a poussé notre balade jusqu´á la plage du Pacifique, une plage de 15 km de long, sauvage, protégée par des dunes : ¡ SPLENDIDE !
Le lendemain, nous étions debout de bonne heure pour une journée de visite du parc, jusqu´au lieu dit : Cole Cole, soit environ 9 heures á cheval...
Les éléments avaient décidé qu'on ne pouvait pas aller á Cole Cole : on a eu : les chevaux galopant (!!) dans le sens opposé sur la plage, un vent qui déplacait les dunes, puis, arrivés au pied de la derniére colline devant nous emmener au but : un déchaînement de pluie, de vent, de bourrasque, alors que nous, accrochés á nos chevaux, on grimpait des pentes dignes de descente en ski en essayant de ne pas tomber lorsque les chevaux dérapaient sur les rochers détrempés. Arrivés en haut, un vent terrible nous a permis 15 minutes de pause avant de redescendre (á ce moment précis, pour ne rien vous cacher on se demandait quand même pourquoi on était lá...). Mais nous avions vaincu le Cole Cole : les éléments se sont avoués vaincus et nous ont laissés, tout au long de la descente, une vue á couper le souffle sur les criques et les plages du Pacifique sous le soleil (et on a compris pourquoi on avait voulu être lá). Hormis le vent le retour était trés calme, sous le soleil mais cavaliers confirmés comme nous sommes (...) un peu trop longue ! Une bonne expérience, mais quand même, la prochaine balade á cheval, ce sera pour dans longtemps.
Le soir, il a commencé á pleuvoir (c´était mercredi) depuis, il n'a pas cessé (on est vendredi soir). La journée de jeudi á éte entiérement consacrée á regarder le lac sous a pluie et á se reposer. J'ai quand même eu l'occasion d'observer que les habitants de Cucao étaient encore capables d'attraper leurs chevaux au lasso (et pas pour les touristes, vu que j'étais absolument tout seul sous la pluie).

J'ai oublié de vous dire qu'á Cole Cole il y a des gens qui vivent ! Ils vivent á 2 heures 30' á cheval (il n´y a aucune route et 2h30 c'est pour les bons cavaliers, nous avons mis 4h... ) du plus proche village (oú, pour avoir fait l'expérience, on ne trouve vraiment pas grand chose) ce village, Cucao donc, se trouvant lui même au bout d'une piste de 2 heures en bus (2 bus par jour quand même...). Cette fois, et pour la premiére fois, on s'est dit qu'on était vraiment loin.

Lundi nous allons prendre le Ferry : direction Puerto Natales, Torres del Paine et Punta Arenas, il se peut que les nouvelles soient moins nombreuses de lá-bas, on verra ce qu'il est possible de faire... D'abord on va se reposer pour être prêts (s'ilest possible d'être prêt) á affronter 4 jours et 3 nuits sur une mer en furie...

Lô pour nous deux.

Saturday, October 02, 2004

Chiloè

L'aventure continue... nous nous demandons si ce sera facile de tenir ce site à jour tout au long du voyage, parce que ca demande un peu d'ènergie, mais vous nous donnez l'impression d'en retirer bien du plaisir alors... poursuivons.
La journèe de lundi fut consacrèe à la balade, sur l'eau d'abord, jusqu'à un petit village tout mignon, connu pour ses fortifications. L'aller-retour ne nous a pris que la matinèe, ce qui nous a laissè le temps de nous balader sur le campus de Valdivia, dans un joli parc botanique. On est revenus avant de se faire happer par les marècages...
Dès le lendemain nous reprenions la route pour nous rendre, comme vous l'avez appris par notre mail, à Chiloè. En fait, Chiloè, pour simplifier, c'est aussi bien qu'on le dit. C'est beau et sauvage, et surtout les gens y sont d'une gentillesse dèconcertante. Notre première halte, Ancud, ètait un port de pêche aux maisons et bateaux multicolores. Notre hôte nous a offert pour la première soirèe un guitariste qui nous a fait passer la soirèe au son des musiques et des chants chilotes. La musique, le coin de la grande cheminèe... une douce soirèe.
Ancud n'ètait qu'une halte, qui nous a quand même permis de visiter un charmant musèe et une cathèdrale toute moderne, l'ancienne ayant dû être dèmontèe suite au tremblement de terre de 1960 qui l'avait trop abîmèe. Nous souhaitions profiter à Chiloè d'un rèseau d'agrotourisme, c'est-à-dire de logement chez l'habitant en pleine campagne, dans des fermes ou autres. Notre première expèrience fut tout simplement enchanteresse. A Chacao, notre hôtesse Ariela s'est donnè ènormèment de mal pour nous occuper malgrè la pluie, par des itinèraires de balades, en nous emmenant jusqu'au village voisin rencontrer le missionnaire belge, etc. tout en nous cuisinant de la bonne cuisine du pays. Cette dernière s'est quand même rèvèlèe un peu problèmatique. C'est-à-dire qu'on adore la bonne cuisine, mais les oursins (crus?cuits?vivants??) au jus de citron c'ètait vraiment dur dur... Laurent s'est rattrapè sur le plat, chouette, un beau morceau de viande bien èpais. Un peu dur pour la Nad qui en a courageusement mangè plus de la moitiè... Maintenant j'ai bien retenu comment on dit oursins, palourdes et compagnies en espagnol, il n'est plus question qu'on en avale!!! Ou alors dans longtemps...
Le soleil nous est revenu ce matin, nous en avons profitè pour une grande balade sur les terres de nos hôtes : des bois touffus, les chemins tracès à la main et à la scie (toute la famille s'y est mise et on a construit les maisons avec!!), et un sol des plus marècageux. On a plongè quelques fois loin dans la gadoue... Ca avait des airs de Fagnes, très très très joli.
Nous voici maintenant arrivès à Castro, capitale de l'île, d'où nous allons rayonner pendant quelques jours. Cette fin d'après-midi nous a permis dèjà d'aller contempler l'èglise... vous savez comme on aime les visiter, et celles de Chiloè, tout en bois, sont classèes au patrimoine mondial de l'humanitè. On a ètè très touchès par celle-ci, on est d'accord sur le fait que c'est la plus belle èglise qu'on ait jamais vue...
Le voyage se passe aussi au rythme des èvènements qui se passent en Belgique, et "malheureusement" il se passera quelques mariages, naissances et autres anniversaires avant que l'on ne revienne... Voici le premier qui vient de nous arriver, une petite soeur au filleul de Lau. On est tout èmus, le coeur un peu serrè de ne pas être là, vive internet et les photos numèriques!!
Bises
Nad pour nous deux