¿ Patagonie argentine ou Argentine patagone ?
Notre premiére escale en Argentine nous a donc conduits dans le parc national des Glaciers (traduction littérale). Dans notre souci constant d'économie, nous avons opté pour les bus réguliers, ce qui nous a permis de contempler le spectacle inoubliable du glacier Perito Moreno pendant un bon 6h d'affilée. Un spectacle splendide, aussi visuel qu'auditif comme le disent tous les guides qui n'ont vraiment pas tort sur ce coup-lá. Imaginez plutot : un mur de glace de 60m de haut á quelques centaines de métres de nous á peine, large de 4km et poussé vers nous par 30km de glacier. Les points de vue sont disposés vraiment devant le glacier, dont la masse imposante et scintillante parait nous écraser. De temps á autre, un grondement d'une puissance démente nous annonce qu'un morceau vient de se détacher et de se fracasser dans l'eau du lac. Nous avons eu la chance de voir quelques-uns de ces morceaux au moment de leur chute, mais parfois aussi nous arrivions trop tard, le bruit nous en parvenant aprés l'image.
Toutes ces images en tete, nous avons veillé jusqu'á 3h du matin dans l'attente de notre bus, direction : l'Océan Atlantique. Oui, nous aussi ca nous a étonné. Si on vous confie qu'en fait on est meme redescendu plus au Sud que Puerto Natales on n'est pas surs que vous nous croirez... mais les réseaux de bus sont tels, super-confortables mais pas toujours super-directs. Et donc, aprés 33h et deux excellents (!) nuits nous sommes arrivés en pleine forme á Bariloche. Mentionnons l'anecdote suivante : le bus fait un arrét vers 7h du matin pour 1/2h, on va tranquille boire notre café, et quand on ressort : plus de bus!!! Nad court sur le parking, Lau se renseigne auprés d'un garde qui lui dit que le bus est parti á 7h15 et qu'il est 7h30, cris, stupeur et tremblements, pouvons-nous rattraper le bus en taxi??!? jusqu'á ce qu'une madame nous dise qu'il est simplement parti chercher de l'essence et qu'il va revenir.
Pour vous décrire Bariloche, imaginez-vous Ostende, ou mieux Nice, dans le Tyrol, avec du chocolat artisanal. On y a mangé des spätzl dans la maison de la famille Weiss, la plupart des maisons sont des chalets suisses, seul le vent nous rappelait qu'on était aux portes de la Patagonie (portes qu'ils auraient pu fermer par ailleurs, m.. pour les courants d'air).
Nous avons quitté la touristique Bariloche pour le non moins touristique Puerto Varas dés l'aube, avec pour une fois un tour organisé nous permettant d'effectuer le trajet (traversée des Andes et de la frontiére) via 4 bus et 3 bateaux traversant les lacs andins, le tout au beau milieu des parcs naturels de la région. La balade en valait la peine (en partie quand meme pour observer cette curieuse faune touristique d'Américains au portefeuille bien épais, en manteau de fourure et baskets). Malheureusement, le lac de todos los santos, le plus beau de toute la région, et ses magnifiques rivages sont restés désespérément cachés sous des tonnes de nuage et des rafales de pluie. Un peu triste quand meme pour cet extra que l'on s'offrait.
La pluie a daigné s'arreter une vingtaine de minutes au retour pour nous permettre d'admirer les rapides du rio Petrohué, un aqualibi fois mille, en vrai!, d'une eau verte et pure, donnant envie de se jeter dedans (ce que l'on n'a pas fait, on était déjá assez mouillés).
Peu de choses á dire sur cette ville-étape de Puerto Varas, une Sainte-Maxime dans laquelle nous ne nous sentons pas trop chez nous. Dés demain on reprend le bus, et ce sera de Villarica que nous vous tiendrons au courant!
Lo et Nad
