nadetlochezlesincas

Sunday, September 26, 2004

nadetlochezlesmapuche en fait

oui en fait on est un peu infidele au titre de ce site, puisque les Incas ne sont jamais parvenus jusqu'ici... vaincus qu'ils ont ete par les fiers Mapuche qui nous en voudraient beaucoup si on ne corrigeait pas cette erreur. Voila qui est fait. Car de tous les peuples de l'Amerique, les Mapuche sont les plus braves, c'est les Espagnols qui l'ont dit (et constate).
Nous sommes redescendus de la montagne, non pas a bicyclette mais en trois bus, pour arriver directement a Valdivia. Ce n'est pas du tout ce qui etait prevu, puisque je vous entends d'ici vous etonner en consultant vos cartes "oh mais, et les parcs naturels autour de Pucon??", qui sont superbes. Certes, mais ils sont aussi sous neige, nous avons donc decide de revenir les voir plus tard, puisque de toutes manieres on doit remonter par ici.
Guides par notre instinct et surtout par le Routard, nous avons trouve refuge dans le modele type de la maison hantee : une longue impasse cabossee, donnant sur une monumentale grille rouillee ; derriere cette grille, des escaliers recouverts de mousse, domines par une imposante demeure de bois, le tout sous un ciel gris et pluvieux. Cette maison semble avoir ete dessinee par un architecte adepte du pisco sour au petit dejeuner : rien n'est droit, rien n'est plat, tout est bancal, portes, planchers, meubles, murs, fenetres, .... mais l'endroit est terriblement accueillant et chaleureux.
La promenade sur le quai ce matin nous a permis de rencontrer... de gigantesques phoques, au bar du marche au poisson, quemandant leur pitance egalement convoitee par des goelands comme dans Nemo, et des mouettes comme dans Nemo aussi. Ces bebetes font bien plusieurs centaines de kilos chacune, et il y en a une bonne vingtaine, sur le quai, dans l'eau, ou ... bronzant sur les bateaux!!!
Cette halte nous a deja permis de nous remettre a cuisiner... resto tous les jours c'est bien et meme pas cher mais ca gave un peu.
Nous attendons ce soir avec impatience, car nous allons profiter du festival international du film de Valdivia en allant a la projection d'un film de cinema politique francais parfaitement inconnu (La Mala Educacion etait sold out),pour lequel se sont inscrits au moins 4 spectateurs en comptant nous. Folle soiree donc au programme...
Bises a tous
Lo et Nad

La Suizandina

OUhlala, nous n'avons pas ecrit depuis six jours, que deja on nous reclame a corps et a cris des nouvelles fraiches. Il va falloir pourtant s'habituer, il nous semble que Internet une fois par semaine risque de devenir une haute moyenne...
Et pour cause: ce n'etait pas faute de vouloir vous ecrire que nous vous avons laisse vous morfondre, mais nous etions coince au paradis, sans meme la possibilite de se faire un cafe tout seul, alors une connexion internet, vous pensez... Mais ce sera pour quand on vous expliquera le titre du mail.
Avant cela... de Chillan (pour ceux qui ont le merite de nous suivre sur une carte) nous avons pris le bus quotidien qui part vers la cote, destination Cobquecura. Le Lonely Planet parlait d'un village tres "picturesque" mais franchement lui ne valait pas vraiment les cinq heures de bus aller-retour. La colonie d'elephants de mer hurlants, quoique tres bruyante et sympathique, ne les valait guere non plus. En revanche, au bout de la piste d'aterrissage (pour avion? pour ovni?), derriere les dunes, apres cinq kilometres de balade vent de face, nous sommes arrives... en Irlande.
De gigantesques rochers (pas des falaises, mais quand meme) se battent avec les vagues depuis visiblement un bon bout de temps. La roche resiste, mais on est d'avis que c'est la mer qui va gagner vu qu'elle a deja bien commence a grignoter les pieds des susdits rochers. L'un d'entre eux, le but de la promenade en fait, est nomme "l'eglise de pierre". C'est un gigantesque bloc creuse de grottes et de galeries dans lesquelles l'eau se rue, sous l'oeil impassible d'une Vierge cramponnee a la paroi, le tout dans une atmosphere mysterieuse creee par une lumiere tout a fait fantomatique.

De Chillan, nous avons amorce notre exploration des Andes, direction Malalcahuello (ne vous sentez pas obliges de prononcer mentalement ce mot, nous avons bien mis trois jours pour y arriver). Pour ceux qui nous suivent toujours avec des cartes, il en faut d'excellentes a ce stade-ci. C'est sur la route entre Curacautin et Lonquimay, a l'est de Victoria et Lautaro (le vin d'Oxfam, ca vous dit quelque chose??). Plus vaguement pour ceux qui suivent dans un atlas, c'est au nord-est de Temuco, vers l'Argentine.
A vrai dire, on n'etait pas non plus vraiment a Malalcahuello, mais a trois kilometres de la (vers CUracautin, pour ceux qui suivent...) dans un chalet suisse au nom evocateur: la Suizandina. Finie l'Irlande, pret au depart pour explorer enfin les parcs nationaux chers au coeur de Nad. Et non !!! Ils sont sous la neige!!! fermes jusque novembre au moins!!! chouette... Mais cela n'a pas decourage les vaillants explorateurs que nous sommes. Il faut dire que nous avons beneficie de trois jours de temps SUPERBE que nous avons bien mis a profit.
Jour 1 (mercredi 22) : chausses de nos meilleurs souliers (c'est facile, ya ceux-la et les sandales) et de nos effets les plus chauds, nous avons pris pour cible le volcan Lonquimay et avons affronte : la neige, eh oui. Jusqu'au-dessus des chevilles pendant trois heures de marche en montee, mais la vue superbe en valait la peine. La prochaine fois on louera quand meme des raquettes... L'attraction locale: des forets de pins d'Araucanie,ca ne vous dit rien mais c'est tres joli.
Jour 2: 15 km de balade dans la vallee. Nos anecdotes : les mille rios que l'on a du traverser, les kilometres sur la voie de chemin de fer totalement desaffectee et par endroit totalement reconquise par la foret, le ramping sous les fils de fer barbeles, Lau qui ne sait pas lire les panneaux et qui me fait marcher deux kilometres en plus (il me dit que ce sont les panneaux qui etaient mal faits..), le cheval sauvage qui a essaye de nous empecher de passer, les vrais "cow-boys" rassemblant leur troupeau de vaches du dos de leurs chevaux, ... A noter que les marchands de fil de fer barbeles doivent etre richissimes dans le coin, et que les gens d'ici utilisent encore vraiment les chevaux pour se deplacer, pas seulement pour faire joli...
Jour 3 : journee sportive ... a cheval!!! a travers les vallees et les collines andines, pour des points de vue splendides et une autre facon de decouvrir la region. On s'est plutot bien debrouilles, malgre un cheval asthmatique, un cheval gourmand et un libre-exaministe refusant de suivre le troupeau. Nous avons meme ete survoles par un couple de condors... enfin la Suisse qui faisait la balade avec nous a emis quelques doutes, mais puisque notre guide indien a dit que... c'est lui qu'on croit.
Nad et Lau

Sunday, September 19, 2004

Chillan

Suite du voyage, un peu plus au Sud...
Nous vous avions laisse a notre arrivee a Talca, ou la visite de la ville fut courte car manquant de charme... et puis, nous avions hate de rentrer pour demander des renseignements sur la facon de visiter les parcs nationaux tout proches.
Le lendemain matin, un taxi nous a donc emmene a 6h30 du matin pour aller prendre le bus en ville... qui etait a 8h15. Enfin, vu que la plupart des passagers ont voyage debout ou sur le toit, on n'a pas regrette d'etre en avance. Un seul chemin paraissait a notre portee dans le temps reduit que nous laissait le bus sur place. On nous l'avait decrit comme "mystique", effectivement, grondement des rivieres au milieu d'une foret sans autre bruit que les oiseaux, tout ca au milieu d'une puree de pois presque totale et sous la pluie, ont rendu l'experience assez... mystique... oui on peut le dire. Laurent etait tres fier de dire que nous etions de vrais aventuriers apres que nous ayons traverse la premiere riviere en faisant de l'equilibrisme sur un tronc d'arbre, mais nous avons quand meme rebrousse chemin a la deuxieme riviere, vu que c'etait deux tronc d'arbres avec un echangeur au milieu de la rivier grondante... nos instincts temeraires se sont tus (rappelons qu'il pleuvait toujours et qu'on voyait a peine l'autre cote de la riviere...) et ce fut le retour vers l'arret de bus. Au programme, 3h d'attente sous la pluie... mais un type ressemblant vachement au bon dieu nous a ouvert la porte de son havre de chaleur pour nous offrir le 4h, cafe chaud a l'appui, et nous avons passe une apres-midi... egalement tres mystique... Un bon souvenir au total.
Temps toujours aussi peu encourageant le lendemain, alors que nous devions quand meme feter l'anniversaire du grand... Nous avons paresse au lit, paresse au dejeuner, paresse au salon, avant de profiter d'une eclaircie pour aller nous balader aux alentours, et respirer l'odeur des barbecues de la fete nationale... malheureusement personne ne nous a spontamement invite!!!
On n'a pas trop regrette puisque le souper dans notre maisonnette d'accueil fut des plus chaleureux, avec a la cle un enorme splendide gateau offert par la maison (que j'avais discretement prevenue..) et joyeux anniversaire chante en une dizaine de langues!! Super pour Laurent qui deteste les gateaux et en particulier ceux au caramel... mais il a plutot fait bonne figure et a fait passer le gateau avec un bon quart de litre de pisco, l'alcool local...
Nous avons donc fait le voyage aujourdhui vers Chillan, dont le marche est celebre (heureusement il etait quand meme un tout petit peu ouvert, et oui, le lendemain de la fete nationale est aussi jour ferie ici..) ainsi que les fresques murales d'une ecole malheureusement fermee quant a elle. Mais bon, la route continue...
Nad pour nous deux.

Thursday, September 16, 2004

Hasta el Sur / Vers le Sud

Derniere journee a la meme latitude que Santiago: un petit coin de paradis sur terre au village des pecheurs de Horcón, loin des touristes, la ou les chevaux tirent encore vraiment les bateaux pour les sortir de l'eau et ou la mer est vraiment bleue ... et glaciale. Nous sommes restes muets de ravissement devant ce paysage inviole, enfin du moins si on regarde vers la mer et pas vers le promontoire rocheux derriere ou s'éleve le dernier hotel a la mode.
Nous avons ensuite enfin pris la route du Sud, repassant par Santiago a destination de Talca. Cela nous a permis d'effectuer nos premiers kms sur la Panamericaine!! C'est pas que c'etait un reve, mais ca fait quelque chose quand meme. Nous avons debarque dans un havre de paix et de lamas, ou la piscine est vide mais l'accueil chaleureux et le paysage a couper le souffle. L'horizon tout entier est barre par les Andes enneigees, un spectacle qu'on ne se lasse pas d'admirer, d'un cote, et la cordillere de la cote de l'autre. Au programme dans cette plaine: rando dans les parcs nationaux avoisinants, et pourquoi pas un peu de velo si l'occasion s'en presente (pour une fois que c'est tout plat, on va en profiter, on ne s'appelle pas Marie et Jim nous).
Ce samedi est encore assez special puisque nous feterons la fete nationale en meme temps que l'anniversaire de Laurent. Les drapeaux fleurissent dans tous les coins, meme sur nos sacs, et partout les fetes populaires s'organisent. On espere que l'on pourra en faire partie...
Nad et Lo

Monday, September 13, 2004

Valparaiso

La semaine a Santiago est deja derriere nous, et Valparaiso n´est plus non plus une inconnue... bien que l´on vienne a peine de partir, nous voici deja bien ¨dans le voyage¨, meme si cette impression sera certainement amenee a changer au gre des jours.
Nous avons arpente Santiago dans tous les sens possibles, et avons fini par en etre chasse par la pollution. La ville a des atouts pour seduire, mais il lui manque peut'etre une certaine chaleur?? Nous voulions la quitter samedi, mais ce samedi-la n'est pas un jour comme les autres pour le Chili.. en effet, le 11 septembre rappelle ici le coup d'Etat de Pinochet en 1973 et est ponctue par un tas de ceremonies officielles, et surtout une gigantesque manif rassemblant des publics divers, avec une grosse representation de l'extreme gauche. On est alles voir passer la manif (comme de vrais touristes, ouhlala) avant d'aller se caler dans des quartiers plus calmes. Au vu du journal du soir, ce n'etait pas une mauvaise idee.
Nous n'avons donc quitte Santiago et notre charmante chambrette glaciale (et qui l'est restee envers et contre tout, bien que l'on ait gagne dix degres dehors) que dimanche midi. Direction: Valparaiso la belle, ex premier port du Pacifique, tournee sur l'Ocean avec ses douces collines peuplees de maisons bleues, mais aussi jaunes, roses, vertes... un enchantement pour la vue. La promenade nous a menes jusqu'a une seconde maison du poete Pablo Neruda, qu'on voudrait bien avoir la meme quand on sera grands.
Aujourd'hui, journee physique au menu: puisque Nad veut faire du trekking dans tous les parcs naturels du Chili, il fallait bien commencer en douceur par un petit trek sympa d'une journee dans le plus proche parc. Au final: 15km de marche avec moins de 10metres de plat au total, pour un denivele de 850 metres. Ca semble pas terrible comme ca, mais ca nous a permis de constater que notre entrainement dans la campagne etait un peu leger, puisque l'on s'est lamentablement traine sur la derniere partie de la montee, on n'est pas arrive a quatre pattes mais c'est tout juste. De quoi revoir nos ambitions a la baisse pour la suite? ca dependra de l'evolution des courbatures demain...
On joue aux grands voyageurs en etant plus surpris des ressemblances avec l'Europe que des differences: du pain, du beurre, du chocolat, du vrai cafe italien, la creme fraiche,le confort des bus... il faut dire que quand ils sont foutus au Chili ils passent au Perou, et 10 ou 20 ans plus tard en Bolivie. Ca promet pour la suite du voyage.. On mange excellement bien et pour le regime c'est pas encore vraiment gagne, surtout si on fait les promenades a quatre pattes plutot qu'en marchant gaillardement.
L'espagnol avance mieux que prevu.. nous sommes etonnes de notre facilite a comprendre, tant a l'ecrit (facile) qu'a l'oral (moins evident, le chilien a de quoi surprendre..). Pour ce qui est de nous exprimer, je n'ai jamais vu que le fait de ne pas connaitre une langue permettait de me clouer le bec quand j'avais envie de parler, et Laurent est au moins aussi enthousiaste, bien qu'il fasse beaucoup moins d'erreur (je n'ai pas encore appris a utiliser le passe ni le futur, on me comprend donc tout de suite moins bien). L'apprentissage de la langue se revele parfois comique, en particulier au resto, ou une incomprehension (mais ou? mais laquelle?) a fait que je me suis retrouvee devant une assiette de concombres-tomates crues pendant que Laurent se gavait de raviolis maisons, fourres ricotta epinards, dans une sauce au saumon crevette, tout ca pour le meme prix.. ca m'apprendra a vouloir manger "vegetariano¨.
Les courbatures commencent a monter, on va aller faire un gros dodo dans notre mignonne aubergette pleine de couleurs... a la prochaine.
Nad pour nous deux.

Wednesday, September 08, 2004

Dans la ville

Nous voici installes a Santiago de Chile pour quelques jours. Le temps nous reserve quelques surprises, ou bien avions-nous oublie ce que veut dire avoir froid?? enfin, avec quelques gros pulls le jour, et cinq ou six couvertures la nuit, on s'en sort. et puis, on s'aime et on se tient chaud, evidemment...
Ce site se trouve abondamment fourni ces derniers jours.. Le depart ne se revele pas aussi difficile que nous le craignions, peut-etre ne realisons-nous pas encore ce qui nous arrive? jusqu'a present, bien sur, guere de differences avec l'un de nos autres voyages: on arrive dans la capitale, on visite la ville, on se fait a la langue, on est plonges dans les guides, on discute aprement des prochaines etapes.. Il n'y a pour l'instant que cette formidable impression d'avoir le temps, de ne pas devoir courir pour visiter tous les musees en un jour parce qu'on ne peut se permettre que deux jours dans la ville. Nous avons le temps de tout voir, tout gouter, tout sentir, et on en profite deja a chaque seconde.
Nous parcourons Santiago dans tous les sens pour le moment. Musee des arts precolombiens, maison du poete Pablo Neruda, cimetiere ou repose toutes les victimes de la dictature, parcs de la ville.. Il a plu et la pollution s'est fait discrete aujourd'hui, d'ou quelques vues inoubliables sur les Andes voisines... je piaffe d'impatience a l'idee d'aller a la decouverte de tous les parcs nationaux et reserves naturelles de ce pays, Laurent semble a peine moins impatient.. bien que le froid nous fasse un peu reflechir quant aux possibilites de camping.
La nourriture nous plait beaucoup pour le moment, du moins les nombreux snacks que l'on s'enfile (puree d'avocat partout, j'adore!!). On attend les premieres impressions de Lau sur les steacks argentins...
Nous nous appretons a passer la soiree dans un quartier assez etudiant, genre le cimetiere d'Ixelles pour le nombre de cafes au metre carre. La vie nous sourit..

Nad pour nous deux.

Monday, September 06, 2004

C'est parti!!

Dans cinq heures, nous allons décoller pour de bon. Le coeur bat très fort (surtout celui de Nad qui a très peur de l'avion) mais tout est fin prêt... On ne se rend pas encore forcément compte de ce qu'on va faire, mais on est certains, bien sûr, que ce sera extraordinaire...
Les adieux sont faits à notre nid et à la Boubamobile, tout comme au gros de la troupe (reconnaissez-vous!!). Quelques pleurs, quelques embrassades encore, et il sera temps de ne plus penser qu'à l'arrivée... il paraît qu'il fait gelant maintenant à Santiago!! C'est pas juste, il y a deux semaines il y faisait 26 degrés.. On se console avec le fait qu'ici, dans deux jours, c'est l'hiver.

Merci encore à tous, à ceux qui n'ont pas pu venir pour cause de malade ou de jet-laggé, merci à tous ceux qui sont quand même venus malgré leur gros mal de crâne (merci la braderie du cimetière d'Ixelles...), merci à tous les autres d'avoir bu de si bon coeur... et encore merci à ceux qui nous ont permis de déplacer ces fichues 35 tonnes de bois. A deux, on y serait encore et on ne pourrait pas partir...

Muchos besos
Lô et Nad