Bienvenue au Pérou !!
On y est arrivé, loin de Puno, Cusco et du Macchu Picchu il y a un pays : le Perou !
Certe il ne s’agit encore que du Perou urbain mais nous constatons (enfin) qu’il peut etre agréable de se balader au Perou sans etre harcelé a chaque pas... mais revenons en arriere.
Nad et Lo chez les incas ils commencent a « savoir voyager », aussi, forts de leur experience bolivienne, quand vient l’heure d’embarquer dans le bus nocturne qui nous conduit de Cusco a Arequipa, nous laissons la couverture (en fait le poncho acheté par Laurent a Chiloe, ca date...) dans le sac á dos dixit : « on n’a pas eu froid une seule fois dans les bus boliviens alors ce n’est pas dans un bus peruvien que ca arrivera ». Bien vu !! C’est pas qu’il a fait froid, non, c’est que le soir une buée s’etait formée sur les vitres du bus et que vers 2 h du mat' cette buée n’etait rien de plus qu’une couche de glace ! A l’interieur...
Bien joué ! Hormis ce « petit désagrement », le voyage se passe fort bien, avec un repas a bord carrément pas mauvais... (la on avait raison, on n’est plus en Bolivie). On arrive donc a l’aube dans la ville d’Arequipa, des notre arrivée nous sommes sous le charme de cette ville entourée de montagnes et de volcans et couverte d’une legere brume lui donnant un aspect surrealiste.
Arrivé au terminal de bus nous devons choisir un des 8.623 taxis qui stationnent devant le batiment en klaxonnant et hurlant bien fort « TAXI » au cas ou on n’aurait pas encore vu... Mais il y a comme un probleme : d’un cote il y a nous, avec nos deux sacs a dos de 18 a 20 kilos sur le dos et en main nos « petits » sacs a dos qui doivent approcher les 10 kilos... sans oublier le sac en plastique avec les provisions (au cas qu’on reste coincé 24 heures sur la route..., ca arrive, ne rigolez pas !). De l’autre cote il y a certe 8.650 taxis (des qu’un part il en a 3 qui arrivent), mais leurs voitures ressemblent furieusement aux cuistax d’Ostende avec une carrosserie, c’est comme des chassis de voiture sans permis mais un peu plus petit... Nous attendons donc qu’une voiture-taxi passe (vide), ce qui nous donne l’occasion de parfaire notre phrase fetiche « NO GRACIAS !!! ».
Arrivés a notre hostal nous sommes accueillis en pyjama par le receptionniste qui nous propose une chambre (pas trés top) pour patienter que notre chambre soit nettoyée. Il est 6 du mat’. C’est vers midi que nous nous installons dans une grande et agréable chambre que nous ne quitterons plus pendant plus d’une semaine. En effet les intestins de Nad nous font clairement comprendre qu’il faut s’arreter un moment pour se reposer et consulter un médecin. Ce que nous avons fait. C’est donc au rythme des siestes, des journaux de TV5 et des bouquins que Nadege passe sa semaine, en mettant le nez dehors pour voir le medecin et manger (quand meme...). Pour ma part, j’arpente seul les rues tres agréables d’Arequipa. Le centre historique est construit en sillar (pierre volcanique blanche) qui lui donne un charme particulier (pas sans rapeller la splendide Sucre). Monasteres, eglises, cathedrale, maison du XVIIeme siecle et musées remplissent largement mes journees. Au domaine des points importants il faut citer la creperie de l’Alliance Francaise qui, comble du bonheur, nous propose des vrais croissants francais au petit dejeuner ! On les a adoptés... Citons egalement l’agréable surprise des differents restaurants du coin, tous aussi bons les uns que les autres, des italiens a la cuisine typique de la ville, en passant par un turc extraordinaire, que de bonnes surprises...
L’estomac contenté, parlons culture et particulierement du couvent de Sainte Catherine, que nous avons visite a deux (une fois n’est pas coutume), qui compte 8 rues, 4 places, une eglise et qui a abrité jusqu’a 500 femmes ... 200 soeurs et 300 esclaves ! Car il s’agissait d’un couvent reservé aux (tres) riches filles d’Arequipa qui venaient s’installer dans de veritables maisons avec leurs servantes. Le tout est extremement bien conservé et impressionnant.
Bref, Arequipa nous a seduit, par la gentiesse et la politesse de sa population, par son caractere, par son histoire et par sa gastronomie et c’est donc avec plaisir que nous y passons cette semaine de repos « forcé »...
Lo pour nous deux

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