nadetlochezlesincas

Monday, January 10, 2005

Retour sur l'Altiplano

Pour remplir cette journée de gréve, nous décidons de visiter les principaux musées de La Paz, enfin, ceux qu’on n’a pas encore vus. Notre premier choix se porte sur le musée Tiahuanaco, qui, nous apprend-on devant la porte, est fermé pour la semaine. Notre deuxiéme choix nous améne au Musée national des Arts, qui est fermé pour nettoyage. Nous nous rendons donc au musée ethnographique, qui pour sa part est fermé du 16 novembre au 31 janvier. Nous tentons également notre chance auprés de la compagnie de bus pour Copacabana, notre prochaine destination, mais celle-ci est fermée pour cause de gréve (et un passant a mëme conseillé á notre taxi de décamper vite fait parce que une manif s’approchait...). Nous avons donc occupé notre journée dans les magasins et avons notamment acheté deux CD de musique bolivienne, qu’on a hate de vous faire écouter.
La gréve ne durant bien que 24h, nous nous rendons mercredi sur le site de Tiahuanaco. Que de bons souvenirs des examens de premiére candi de Nad... Il s’agit d’un empire ayant précédé les Incas d’un bon millier d’année et qui a eu une influence culturelle et religieuse extraordinaire. Il parait que tous les objets prétendument incas de « Tintin et le temple du Soleil » sont en fait inspirés de Tiahuanaco ?? On vérifiera au retour. La guide se révéle trés utile sur un site qui parait impressionant mais qui n’a encore été que trés peu fouillé. La pyramide principale, couverte de terre par les Aymaras pour la protéger des Espagnols, n’a encore été fouillée qu’á un pourcent... Heureusement que les relevés satellites donnent une idée de ses dimensions et de son relief.
N’étant toujours pas trés surs que la gréve ne va pas reprendre, nous sautons dans le dernier bus á destination de Copacabana en laissant tomber le reste des environs de La Paz. Toujours pour une autre fois... La route longeant le Titicaca nous offre un magnifique coucher de soleil et c’est dans le noir complet que nous quittons notre bus pour embarquer dans un rafiot, afin de traver le détroit qui nous ménera sur la bonne presqu’ile. Le rafiot en question n’est pas éclairé, et c’est de quelques métres seulement que nous évitons son homologue tout aussi peu éclairé, qui fait le trajet en sens inverse. Ca tangue dans tous les sens et c’est surtout quand le moteur s’arrete (au milieu de la traversée) qu’on se demande si on aurait pas pu y aller á la nage. En réalité tout se passe relativement bien et on arrive un bon dix minutes avant le bus, coincé pour une raison inconnue sur sa barque á un tiers du chemin. Un bon fou rire pour faire passer la trouille qu’on s’est payée... On n’en menait pas large ni l’un ni l’autre.
Lors de notre premiére journée á Copacabana, on découvre un village sans grand charme, relativement sale, mais dans un cadre exceptionnel de montagnes et de lac, et possédant sans nul doute un caractére fort, notamment du au pélerinage á la Virgen de Copacabana. Il faut dire que c’est ici que l’on vient baptiser sa voiture, son camion, son bus, tout ce qui roule enfin, un coup par le prétre, un coup par le chaman. Aprés ca on peut rouler á tombeau ouvert sur les routes de Bolivie ou d’ailleurs avec la garantie de ne jamais faire d’accident. Et on s’étonne que la route la plus meurtriére du monde se trouve á 200 bornes de lá. Aprés avoir dégusté une excellente truite, notre aprés-midi se trouve remplie par la montée au Calvaire, une solide colline (rappelons que nous sommes remontés á 3800 métres d’altitude) qui surplombe la ville et sa baie.
Le lendemain est consacré au repos, á la dégustation de truites et á la découverte des alentours du village. On se prend á contourner la colline du Calvaire par un sentier coté lac tout mimi.
Au moment d’acheter notre billet de bus, la charmante vendeuse nous signale que pour lundi ya pas moyen, ya regréve et tout sera bloqué, rien ne roule. Ok. Renseignements pris, il ne semble pas que cette fois ca soit limité á 24h. Pas de panique, il nous reste 48h pour visiter l’ile du soleil et fuir au Pérou, avec quelques regrets. C’est donc avec le tour qu’on était certains de ne jamais prendre que nous nous rendons sur la splendide Isla del Sol (l’ile qui a vu naitre le Soleil et l’Inca). Heureusement, notre guide est intéressant et l’excursion nous permet de sortir du troupeau pour traverser l’ile du nord au sud sur un chemin inca. On a raté la visite de l’ile de la lune, mais on a aussi évité le mal de mer pendant deux heures de plus... Les paysages sont fantastiques et nous profitons pleinement de la balade de 2h30 (pas trés long d’accord, mais á prés de 4000m toujours... et ca monte !!). On varie le menu en mangeant du poisson-roi, ca change de la truite.
Nos sacs faits, une derniére truite avalée, nous prenons le bus pour Puno au Pérou. En passant la frontiére, nous nous souvenons de tous les récits tragi-comiques qui nous ont été racontés... mais c’est comme une fleur que nous nous retrouvons dans ce quatriéme pays de notre périple (si on compte les trois jours en Argentine).

Nad et Lo

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