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Friday, November 12, 2004

San Pedro de Atacama III

Mercredi est destiné á la grasse matinée, au repos et á la digestion des merveilles vues la veille. On a tout de meme profité de l'aprés-midi pour se balader, sous un soleil de plomb, en direction du Pukara de Quitor : ruine d'un village d'atacameños (habitants de la Région d'Atacama) pré-incas, construit sur le flanc abrupt d'une colline aride. Bien restaurée par les habitants actuels, ces vestiges montrent le haut degré de technique qui existaient bien avant l'arrivée des Incas (et évidemment avant les européens). Du haut de la colline, nous pouvons á nouveau admirer la solitude du village de San Pedro, oasis perdu dans l'immense désert d'Atacama, avec en toile de fond, les lointains sommets volcaniques des Andes.


Jeudi, la journée commence trés trés tot : reveil á 3 heures ! Destination : les Geysers du Tatio. Situés á quelques centaines de métres de la frontiére bolivienne. L'expédition débute par plus de 2 heures de route sur une piste bosselée á souhait. le mini-bus se faufile entre les parois et les précipices, á l'assaut des Andes, avec comme seul éclairage les (plus proches) étoiles. Les Geysers sont á 4.300 métres d'altitude. On arrive sur les lieux un peu avant le soleil, ce qui permet d'observer ces dizaines de cratéres d'eau et de vapeur disséminés au fond d'une plaine volcanique. A 900 métres sous nos pied, coule une riviére de lave.
Le lever du soleil sur ces terres inhospitaliéres est á la hauteur du site : grandiose. Aprés le petit-déjeuner le plus haut que nous ayons eu, nous pouvons profiter d'un petit plongeon (pour Laurent seulement)dans le seul lac ou la seule "mare" á moins de 90°...
Sur le chemin du retour, nous nous arrétons au village de Machuca, 45 habitants en été, 3 actuellement, oú nous goutons á notre premiére brochette de Lama et notre premier thé de coca. Deux expériences á renouveler ! (pour une fois que Laurent boit de l'infusion...)
L'aprés-midi s'est balancé entre la sieste dans le hamac de notre hospedaje et la viste du musée local, expositions des "trésors" trouvés (volés ?) par le missionnaire du coin : un belge. A noter aussi la découverte du yaourt glacé et la redécouverte des croques-monsieurs "home"-made.

Vendredi, le coeur lourd mais la tete remplie d'images inoubliables, nous quittons San Pedro, retour á Calama et plus précisément á Chuquicamata oú nous visitons la plus grande mine á ciel ouvert du monde. Un trou de prés de 1000 métres de profondeur, employant 7.000 personnes et oú on croise des camions aux roues de plus de 3,5 métres et pouvant transporter plus de 100 tonnes de cuivre...

Lo pour nous deux

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