nadetlochezlesincas

Sunday, November 07, 2004

Un peu plus haut

Nous quittons Ovalle pour la charmante ville côtière de la Serena, une des plus anciennes et des plus agrèables villes du Chili (malheureusement on n'y mange pas mieux qu'ailleurs au Chili, Nad n'en peut plus de la soupe de vache ni même du poulet grillé, sans même parler du "bistek"). Notre double but à La Serena : se perdre dans la vallée de l'ésotérisme et du pisco, et aller voir les dauphins et les pingouins de la rèserve nationale toute proche.
Nous passons un première après-midi à nous imprègner de l'ambiance particulière de la ville, et même un peu de sa plage, où on bronze presque sous le vent. Pour la Vallèe de l'Elqui nous faisons confiance à nos propres capacités de voyageurs, dèlaissant les agences de voyages, nous voilà dès huit heures dans les bus avec un ticket valable sur toute la ligne toute la journèe. Ce ticket nous permet de nous arrêter à chaque tournant de la route qui nous paraît en valoir le détour. La description de la vallée dans les guides prend tout son sens une fois arrivés à Pisco Elqui : une profonde vallée verdoyante, oú les cultures vinicoles s'étendent à l'infini, encadrée par d'arides montagnes où ne poussent que des cailloux. Le tout sous un soleil de plomb et un ciel d'un bleu sans tache, si ce n'est la lune. Nous ne sommes pas sûrs d'avoir bien percu toutes les vibrations ésotérico-cosmiques de la vallèe (considérée par notre hôte Walter comme l'un des trois points catalyseurs d'énergie de la planète, avec le Tibet et le triangle des Bermudes...) en nous contentant de profiter bèatement du calme, de la chaleur et des jus de fruits frais (1/2 litre de framboises pressèes, qui dit mieux?).
Sur le retour, après une rèconfortante glace artisanale à Vicuña, nous profitons d'une visite-éclair de la fabrique de pisco Capel, celle-ci se terminant par une dègustation tout aussi éclair mais néanmoins agréable pour le palais. Il nous reste à trouver une occasion de dèguster la bouteille de muscat local qu'on a ramené en souvenir...

L'excursion du lendemain nous oblige à passer par une agence, car il s'agit de parcourir 130km jusqu'à petit port, d'où il faut négocier un passage en bateau avec les pêcheurs, vers la réserve. Première expérience de la demi-malhonnêteté d'une agence : depuis deux jours les vents soufflaient trop fort pour rendre l'excursion possible, le matin même à 6h30 ils rappellent pour dire qu'ils l'organisent enfin, on change nos plans et nos sacs et nous voilà partis. 130 km plus loin, les vents soufflent toujours aussi fort et il ne nous reste plus qu'à prendre le chemin du retour, en dèdommageant au passage l'agence pour le mal qu'elle s'est donnée pour nous... Enfin, Lau m'a promis de m'emmener voir des pingouins au Pérou. Ou, au pire, à Paradisio.

Nous fuyons La Serena au plus vite, un petit goût amer dans la bouche. Mais bon, c'est la première petite mauvaise expérience depuis 2 mois de voyage, on ne va pas se plaindre... Nouvelle nuit de bus, et l'on commence à monter. Petite journée d'acclimatation à 2250m à Calama, que nous quitterons dès demain pour... suite au prochain épisode!

Nous deux

PS : voilà deux mois jour pour jour que nous avons débarqué à Santiago du Chili, et nous totalisons au compteur un peu plus de 11300km, dont la majeure partie en bus, mais aussi près de 2000km en bateau, et maintenant quelques centaines de km en taxi et autres minibus. On marche moins pour le moment, mais ce n'est que partie remise...

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