nadetlochezlesincas

Sunday, September 26, 2004

La Suizandina

OUhlala, nous n'avons pas ecrit depuis six jours, que deja on nous reclame a corps et a cris des nouvelles fraiches. Il va falloir pourtant s'habituer, il nous semble que Internet une fois par semaine risque de devenir une haute moyenne...
Et pour cause: ce n'etait pas faute de vouloir vous ecrire que nous vous avons laisse vous morfondre, mais nous etions coince au paradis, sans meme la possibilite de se faire un cafe tout seul, alors une connexion internet, vous pensez... Mais ce sera pour quand on vous expliquera le titre du mail.
Avant cela... de Chillan (pour ceux qui ont le merite de nous suivre sur une carte) nous avons pris le bus quotidien qui part vers la cote, destination Cobquecura. Le Lonely Planet parlait d'un village tres "picturesque" mais franchement lui ne valait pas vraiment les cinq heures de bus aller-retour. La colonie d'elephants de mer hurlants, quoique tres bruyante et sympathique, ne les valait guere non plus. En revanche, au bout de la piste d'aterrissage (pour avion? pour ovni?), derriere les dunes, apres cinq kilometres de balade vent de face, nous sommes arrives... en Irlande.
De gigantesques rochers (pas des falaises, mais quand meme) se battent avec les vagues depuis visiblement un bon bout de temps. La roche resiste, mais on est d'avis que c'est la mer qui va gagner vu qu'elle a deja bien commence a grignoter les pieds des susdits rochers. L'un d'entre eux, le but de la promenade en fait, est nomme "l'eglise de pierre". C'est un gigantesque bloc creuse de grottes et de galeries dans lesquelles l'eau se rue, sous l'oeil impassible d'une Vierge cramponnee a la paroi, le tout dans une atmosphere mysterieuse creee par une lumiere tout a fait fantomatique.

De Chillan, nous avons amorce notre exploration des Andes, direction Malalcahuello (ne vous sentez pas obliges de prononcer mentalement ce mot, nous avons bien mis trois jours pour y arriver). Pour ceux qui nous suivent toujours avec des cartes, il en faut d'excellentes a ce stade-ci. C'est sur la route entre Curacautin et Lonquimay, a l'est de Victoria et Lautaro (le vin d'Oxfam, ca vous dit quelque chose??). Plus vaguement pour ceux qui suivent dans un atlas, c'est au nord-est de Temuco, vers l'Argentine.
A vrai dire, on n'etait pas non plus vraiment a Malalcahuello, mais a trois kilometres de la (vers CUracautin, pour ceux qui suivent...) dans un chalet suisse au nom evocateur: la Suizandina. Finie l'Irlande, pret au depart pour explorer enfin les parcs nationaux chers au coeur de Nad. Et non !!! Ils sont sous la neige!!! fermes jusque novembre au moins!!! chouette... Mais cela n'a pas decourage les vaillants explorateurs que nous sommes. Il faut dire que nous avons beneficie de trois jours de temps SUPERBE que nous avons bien mis a profit.
Jour 1 (mercredi 22) : chausses de nos meilleurs souliers (c'est facile, ya ceux-la et les sandales) et de nos effets les plus chauds, nous avons pris pour cible le volcan Lonquimay et avons affronte : la neige, eh oui. Jusqu'au-dessus des chevilles pendant trois heures de marche en montee, mais la vue superbe en valait la peine. La prochaine fois on louera quand meme des raquettes... L'attraction locale: des forets de pins d'Araucanie,ca ne vous dit rien mais c'est tres joli.
Jour 2: 15 km de balade dans la vallee. Nos anecdotes : les mille rios que l'on a du traverser, les kilometres sur la voie de chemin de fer totalement desaffectee et par endroit totalement reconquise par la foret, le ramping sous les fils de fer barbeles, Lau qui ne sait pas lire les panneaux et qui me fait marcher deux kilometres en plus (il me dit que ce sont les panneaux qui etaient mal faits..), le cheval sauvage qui a essaye de nous empecher de passer, les vrais "cow-boys" rassemblant leur troupeau de vaches du dos de leurs chevaux, ... A noter que les marchands de fil de fer barbeles doivent etre richissimes dans le coin, et que les gens d'ici utilisent encore vraiment les chevaux pour se deplacer, pas seulement pour faire joli...
Jour 3 : journee sportive ... a cheval!!! a travers les vallees et les collines andines, pour des points de vue splendides et une autre facon de decouvrir la region. On s'est plutot bien debrouilles, malgre un cheval asthmatique, un cheval gourmand et un libre-exaministe refusant de suivre le troupeau. Nous avons meme ete survoles par un couple de condors... enfin la Suisse qui faisait la balade avec nous a emis quelques doutes, mais puisque notre guide indien a dit que... c'est lui qu'on croit.
Nad et Lau

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