Sucre, la capitale oublièe
Pour changer de moyen de locomotion, c’est en taxi collectif que nous quittons Potosi pour descendre à Sucre, sur une route certes asphaltèe mais rendue par endroit très inconfortable à cause des nombreux cailloux et rochers arrachès par la pluie. Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, tire son nom du marèchal premier prèsident de la Rèpublique, dont les aïeux venaient de notre bonne vieille Flandre (d’où le nom). Sucre ne garde en rèalitè que la cour constitutionnelle et de nombreux batiments coloniaux. Elle porte encore bien son nom, tous ses batiments sont obligatoirement peints en blanc comme du sucre de Tirlemont...
Pour ne pas changer d’activitès par contre, nous visitons de nombreuses èglises, dont la cathèdrale, qui protege en son sein un trèsor de perles, d’or et d’argent dont on dit qu’à lui seul il pourrait rembourser toutes les dettes de la Bolivie. Dans plusieurs de ces èglises (Merced, convento Felipe de Neri) nous avons à nouveau la possibilitè de dècouvrir la ville depuis les toits, c’est assez impressionant! On visite ègalement la Casa de la Libertad, où fut signèe la Constitution bolivienne (jamais appliquèe) et où siègea son premier Parlement, ce qui nous permet de rencontrer nos premiers touristes boliviens. Et pour une fois qu’on a la tèlè dans la chambre, on s’offre une soirèe en francais sur TV5!
Un autre point de vue assez magnifique sur la ville et les montagnes qui l’entourent nous est offert par la Recoleta, où on voit sans doute le plus vieil et gros arbre que l’on ait jamais vu. Retour par un musèe consacrè aux textiles locaux et là ce n’est qu’èmerveillement. Un programme a permis de revivifier une pratique très anciennes dans diffèrents villages des environs de Sucre et de redonner toute sa splendeur à un art oubliè, tout en offrant une source de revenus dècents à ces populations. On vous montrera en rentrant, si on ne se fait pas voler notre petite merveille avant.
C’est à bord d’un drôle de camion vaguement reconverti en cage roulante à touristes que nous nous rendons sur un site prèhistorique d’une très grande valeur. Sur un mur de 2km de long et de plusieurs dizaines de mètres de haut la terre a gardè les empreintes fossilisèes d’un tas de types de dinosaures dont on a complètement oubliè le nom. Le site est rèellement impressionnant, et ca nous a permis de constater qu’en quelques occasions, quand ils en trouvent les mohines, les Boliviens tentent eux-mêmes de financer leurs propres recherches scientifiques.
La visite du couvent de Santa Ana se passe au son d’une lecon d’orgue par une jeune bonne soeur très appliquèe, bien mais peut mieux faire. Nous quittons Sucre pour nous rendre à la grande mètropole de Santa Cruz de la Sierra en bus de nuit (il faudra un jour qu’on nous explique pourquoi les Boliviens refusent le bus de jour). Au cours de ce voyage nous sommes confrontès à un embouteillage (non pas qu’il y avait trop de voitures mais les camions et les bus n’arrivaient plus à se croiser sur le sentier boueux), à un embourbement de notre propre bus ayant decide de doubler ledit bouchon par le talus (ils sont fous ces boliviens), et à une attente d’une bonne heure pour permettre au rio dèchainè qui traversait la route de se calmer (on est passès!!). Vous nous croirez ou pas, on est arrivès à destination à la minute près à l’heure prèvue.

0 Comments:
Post a Comment
<< Home