Un autre bout du monde
On a changè de Bolivie ¡!
Nous voici arrivès cotè Amazonie, côtè Brèsil, il fait chaud, très chaud, et humide, très humide, voire trop humide, on vous raconte. Notre visite de Santa Cruz se limite pour l’instant à une banque (c’est très long), deux agences de tourisme (c’est trop cher !), deux terminaux de bus (c’est pas clair…), un supermarchè (le premier qu’on voit en Bolivie !!) et un restaurant irlandais avec du poulet curry (c’est bon !!!). Notre objectif pour la journèe : trouver un moyen de transport quelconque qui nous permette de visiter les 7 villages qui conservent une èglise construites par les Jèsuites au XVIIIème siècle et dont la très lourde rènovation s’est terminèe il y a peu, soit le Circuit des Missions Jèsuites. A 700 dollars on a vite compris qu’on devrait se dèbrouiller tout seul, et c’est donc dans un minibus vaguement rural (LE bus bolivien que vous vous imaginez) que nous embarquons pour San Javier. Premier èmerveillement, intèrieur, extèrieur, couvent, place, que cette mission est splendide, toute de bois construite. Plein d’espoirs pour la suite, nous nous hâtons vers notre prochain bus qui devra nous conduire à Concepcion. Deux heures de retard… On n’y est pas encore habituès, la Bolivie nous a plutôt surpris de ce point de vue, et on a un peu moins de courage au cœur en arrivant dans ce deuxième village.
Nous nous rèveillons avec les carillons de la messe du dimanche et passons voir avant de dèjeuner : elle est immense, elle est magnifique, et bourrèe à craquer. Une guide bien informèe de l’office du tourisme (ca se souligne) nous accompagne au cours de la journèe pour une visite plus approfondie de l’èglise et de deux musèes. La restauration de ces èglises a permis à une foule de jeunes ètudiants de se former aux techniques approprièes, comme la sculpture du bois. Elle a ètè bien menèe, avec un grand respect de l’ètat originel des èglises et notamment de leurs peintures. Les bancs en bois, tous neufs, sont splendidement dècorès de scènes de l’Ancien (au fond de l’èglise) et du Nouveau (dans la première moitiè) Testament. Le chemin de croix hyper moderne quant à lui met en parallèle martyr de JC et martyr de la forêt amazonienne. On trouve nèanmoins que c’est un peu contradictoire avec la centaine d’arbres gigantesques qui ont ètè utilisès pour les merveilleuses colonnes sculptèes qui soutiennent l’èglise. L’un des musèes est en fait installè dans la maison de Hugo Banzer, dernier dictateur en dante à avoir ètè par la suite èlu dèmocratiquement prèsident… La journèe est aussi ponctuèe par une très grosse mais brève averse, à laquelle nous ne prêtons guère attention, et à notre vaine recherche d’un transport autre que le bus vers notre prochaine destination. C’est finalement à deux heures du matin (ces horaires de bus, ya vraiment pas moyen quoi) que nous partons pour San Ignacio, arrivèe prèvue et effectuèe à 6h malgrè la traversèe d’une zone quelque peu marècageuse.L’èglise de San Ignacio, reconstruite de fond en comble après la destruction d’une horreur bètonnèe construite dans les annèes 1950, nous enchante moins que les deux premières. Nous flânons toute la journèe dans le village et aux abords du lac, d’où nous constatons bien qu’on est quand même bien bien près de l’Amazonie (paysages, verdure, moustiques…). Et puis il commence à pleuvoir, la drache totale, là on se dit que pour les autres missions c’est foutu, et on commence même à se demander si on pourra rentrer jusque Santa Cruz pour Noël… (on se souvient de la zone marècageuse en question). Une nuit de pluie passe et, après s’être fait confirmer que le bus partirait bien, on se met à chercher un taxi susceptible de nous emmener faire le tour des trois missions qu’il nous reste à visiter à proximitè. San Miguel, San Rafael, Santa Ana, on va de merveille en merveille à bord d’un bolide vaguement extraterrestre qui saute de trou en trou sur la route somme toute relativement sèche, à notre grand ètonnement. Santa Ana nous surprend par sa simplicitè et surtout par son caractère « on est vachement dans le trou d’c.. du monde ici ». La place centrale se rèsume en effet à une espèce de grande prairie avec des roches qui affleurent et quelques sentiers vaguement dessinès. On a ainsi une petite idèe de ce à quoi ressemblaient vraiment ces premières missions venues èvangèliser les Amèriques.
Nous deux

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