et Bonne Année !!
C’est donc á Cochabamba que nous passons de 2004 á 2005. En fait pas exactement á Cochabamba, mais á Quillacollo á 12 km de la ville, bien que ce n’est pas vraiment Quillacollo mais au lieu dit San Jorge á quelques kilométres de lá. Pour ëtre précis c’est un peu aprés San Jorge, au bout d’un chemin, au pied de splendides montagnes vertes, en plein champs. (que ceux qui nous suivent sur des cartes 1/10.000.000 nous excusent pour ces précisions peu visibles...) Nous sommes accueillis en famille, dans la magnifique maison de campagne des parents de Rina, la femme de Rolando. C’est une expérience inoubliable qui nous prouve une nouvelle fois á quel point les Boliviens sont accueillants, sympathiques et adorables.
Le voyage jusqu’á Cochabamba, de nuit dans un bus pas trop top, est assez pénible. Et donc, aprés un excellent picante de pollo (poulet á la sauce épicée) nous passons toute l’aprés-midi á nager et á nous prélasser au bord de la grande piscine située á 200 métres de la maison. Nous rentrons vers 17 h, á temps pour gouter nos premiers humintas (mais et fromage cuit á la vapeur dans une feuille de mais), sans avoir bien compris qu’il s’agit du souper. Nous remarquons quand mëme que ce n’est pas ici que nous ferons régime...
Cette premiére journée nous apprend encore, par Rolando, que notre niveau d’espagnol n’a pas progressé depuis 5 semaines ... ? La fatigue sans doute, du moins c'est ce qu'on se dit pour se rassurer.
Le lendemain, soit le 30 décembre, nous visitons la ville de Quillacollo dont sa célébre église et profitons de son marché pour acheter quelques cadeaux pour nos hötes.
Le 31 décembre quand á lui est entiérement consacré á la visite de Cochabamba et de ses nombreuses églises mais hélas pas de son musée « un des meilleur de Bolivie » fermé jusqu’au 31 janvier ! !
Nous rentrons vers 17h afin de nous préparer pour le réveillon, nous avons compris qu’entre 27 et 37 personnes étaient invitées. Nous n’avons pas le temps de prendre une douche qu’on nous propose de gouter á de délicieuses croquettes de purée et de fromage ou de purée et de viande, il est alors environ 18 h. On nous explique qu’il s’agiit en fait du souper et que la suite des « traditions boliviennes » auront lieu á minuit ! De 37 on est passé á 7 á savoir, Rolando et Rina, ses parents, une amie de la famille, Ely 22 ans et nous deux. Nous pouvons donc pleinement apprécier un vrai nouvel an bolivien. C’est aux jeux de société que nous patientons jusqu’á minuit. A cette heure fatidique tout s’accélére, en fait des traditions il y en a beaucoup mais toutes doivent avoir lieu á minuit... Dans l’ordre il y a les coupes de champagnes (du cidre argentin), les bisous et embrassades, suivent, dehors les pétards (Nad en a encore mal aux oreilles) puis les 12 bougies allumées (représentant les 12 mois de la nouvelle année), puis 12 raisins que chacun mange en faisant 12 voeux, puis on passe á table pour manger un cochon : le chancho.
Il est de tradition également que les actions faites cette nuit lá reflétent ce qui se passera durant l’année. Ainsi par exemple, Ely, qui souhaite voyager, est sortie avec son sac á dos pour simuler un départ. Nous on s'est fait plein de bisous. Aprés quelques danses c’est finalement vers 2 h du mat’ que nous allons nous coucher.
Le 1er janvier, les 27 invités prévus arrivent et nous passons le repas, fricassée (porc dans une succulante sauce jaune), porc roti, patates et patates douces, bananes frites, etc. sur la terrasse á l’ombre. On vous a pas dit que à Cochabamba c'est le temps le plus clèment de Bolivie?
L’aprés-midi, un tournoi de foot est organisé, 3 équipes de 5 personnes, tous y jouent : papas, mamans, enfants dés 5 ans, mëme Nad et moi. A plus de 2.000 métres d’altitude c’est rude mais le niveau est suffisamment bas pour que Nad puisse inscrire 2 buts (dont c’est vrai un dans son camp) et Lo 4 (dont un du gauche !, deuxiéme meilleur buteur du championnat). Pour ceux que ca intéresse c’est l’équipe de Lo qui a gagné (3-8 et 3-2).
Le 2 janvier, dimanche, nous nous reposons, Nad en profite pour se faire peindre artistiquement les ongles par Ely et nous passons l’aprés-midi á Cochabamba dans l’espoir de faire quelques achats dans le « le plus grand marché de Bolivie », hélas 90 % des commerces sont fermés et on est obligé de passer le temps en mangeant une glace.
Nous devons précipiter quelque peu notre retour vers La Paz et abandonner les visites des environs de Cochabamba (dont le site de Incallajta), ce sera pour un prochain voyage... En effet, le gouvernement a décidé d’augmenter les prix de l’essence et du diesel. Mesure classiques chez nous mais trés rares ici. Les transporteurs menacent donc de faire grève et de bloquer tout le pays (aprés les fetes quand meme faut pas rire non plus...). C’est donc avec Rolando et Rina que nous voyageons jusqu’á Oruro d’oú nous prenons immédiatement un bus pour La Paz. Les menaces sont confirmées et ce mardi tout le pays est paralysé, normalement seulement pour 24 heures... á suivre...
Lo (pour nous 2)

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