nadetlochezlesincas

Tuesday, December 28, 2004

Joyeux Noel

Vous vous en doutez, dans ce site nous ne vous racontons pas tout… soit parce qu’il y a des histoires qu’on avait oubliées (comme la voiture de Starsky et Hutch dont sont sortis 12 personnes ! Verdad, ou le menu du snack végétarien d’Oruro qui, dans un bel effort de bilinguisme, nous proposait, respectivement en espagnol et anglais, des Tea-You et Mate-Kill…), soit que certains détails sont occultés. Dans cette dernière catégorie, se trouve notre état lorsqu’on a écrit le dernier blog… En fait, notre but était de rejoindre San Jose depuis San Ignacio (pour visiter la 7 ème et dernière église jésuite) mais à notre grand étonnement il n’y avait plus de places. Nous demandons donc des places pour retourner à Santa-Cruz, la réponse est bien plus étonnante encore du genre : « les prochaines sont jeudi 23/12 », pour rappel nous sommes lundi… Nous courons donc dare-dare à la première compagnie de bus venue et lui achetons 2 places sans aucune discussion sur la qualité de sa flotte. Le mardi, après notre « petite » frayeur due à la pluie, nous retournons à la compagnie pour confirmer que les bus vont bien circuler. Tout va bien de ce côté-là mais se trouve devant la porte un « truc » avec 4 roues, un demi pare-brise, quelques fenêtres et quelques bâches sur les côtès et une tonne (ou deux) de trucs sur le toit… Nous ne disons rien mais on s’attend à passer un voyage pour le moins inconfortable ! C’est dans cet état (bus + pluie) que nous ècrivons le dernier blog. De bus, le notre était parfait !, de loin le meilleur de Bolivie, avec plein de place. Les marécages traversés à l’aller étaient asséchés, à croire qu’il n’avait plus plu depuis des mois et nous avons donc fait un voyage très confortable jusqu’à Santa-Cruz.
Nous avons passè les deux journées suivantes à profiter de cette ville, de son ambiance très différente du reste de la Bolivie, très « Brésil », de sa chaleur, de sa place centrale, de ses marchés (pas de noël mais plus traditionnels), de ses églises dont une étrange salle de bain avec un Christ de 3 mètres de haut sur la façade, et même de son cinéma ! (Los Increibles, c’est vâchement bien on comprend tout !!).
Pour passer le week-end de noël, on a choisi un petit coin de paradis à une centaine de kilomètres de Santa-Cruz : Samaïpata (pour les férus c’est le lieu où la rèvolution du Chè à connu sa seule victoire). C’est donc en taxi privè (on ne se refuse rien pour noel) que nous avons rejoint notre cabaña composèe d’une chambre, d’une grande salle-de-bain, d’une cuisine, d’un salon, d’un feu ouvert (inutile), d’une belle terrasse et d’un accès direct à la piscine en plein air oú nous avons passè l’après-midi malgré le temps un peu frisquet (une vingtaine de degrès). La cabaña se trouve dans un parc face aux magnifiques vallées que nous pouvons admirer depuis notre terrasse.
On s’est plu à cuisiner pour le réveillon mais le courage manquait un peu pour tout manger… On a quand même profité de notre nouvelle crèche (bolivienne traditionnelle avec un lama) et de notre guirlande.
Le 25 décembre est entièrement consacré à la piscine, à la cuisine (ça nous manque de cuisiner) et à la sieste.
Le lieu est si agréable que nous décidons de prolonger notre sèjour (dans une plus petite chambre tout de même, c’est pas noël tous les jours). Cette prolongation nous permet de constater que l’artisanat local n’est vendu que par des gringos vaguement Hippies… et nous permet surtout de réaliser deux belles promenades dans cette splendide région. La première nous a permis de bien comprendre la phrase qui revient incessamment dans « le Journal du Chè » : « on a perdu le sentier, on le cherche, ça fait une heure que X est parti vers le sud », sauf que nous on a fait demi-tour. La seconde balade nous a menée jusqu’aux ruines prè-incas de Samaïpata, bien conservées mais hélas manquant un peu d’explications. Ces deux jours de promenades se sont terminées au bord de la piscine, sous un soleil de plus en plus présent et en pique-niquant notre souper sur la pelouse face aux moutons et aux vallèes. C’est avec un peu de regret que nous avons quittè ce lieu magique en taxi collectif (c’est fini noël), pour Santa-Cruz et une dernière visite de 4 heures de son terminal avant de prendre un bus (de nuit évidemment) pour Cochabamba oú on nous a promis qu’il faisait aussi beau…
Lau pour nous deux

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